Les paysages verts, Partie 1 – Chronique sous la pluie

Par moment j’ai envie de vous dire des trucs, alors ça sera parfois léger et parfois plus sérieux. Ça sera comme si je vous envoyais un mot dans notre grande classe de ce2 qu’est la vie. On essaiera de ne pas se faire avoir par la maitresse d’accord ? Bacioni


Depuis mes 7 ans j’ai toujours considéré l’endroit où je vivais comme un lourd et bruyant boulet que je trainais à mon pied partout où je passais. Je maudissais mon village et ses mœurs et sa pensée bonne à faire rire n’importe quel moyen âge.

Mais avec le temps et en rencontrant tous les gens qui sont devenus mes amis, j’ai appris la noblesse sauvage de cet endroit où je n’étais pas né. Et j’ai appris à courir et à faire du bois aussi. Et à attendre que la pluie passe.

J’avais quand-même l’impression de venir de trop loin, mais je commençais à sentir qu’ici comme je ne l’avais jamais vu ailleurs, les passions étaient plus fortes. Comme si la distance de tout poussait à décupler la vie. Les gens qui sont maintenant mes amis font tout plus fort. Ils boivent plus, roulent plus vite, parlent plus fort et même ils rêvent plus.
Mais quand on vient de loin, on doit toujours mieux faire. On est condamné à l’exceptionnel. On doute de sa légitimité. On se dit la phrase atroce et cruelle « c’est pas pour moi ». J’ai trop entendu cette phrase dans la bouche de gens chers, cette phrase fausse. Quand on vient de « nulle part », on peut aller partout. On a tous les droits. Nous sommes ceux que l’on n’attend pas. On ne compte pas sur notre présence mais nous arrivons plus légitime que l’organisateur. L’organisateur est dégouté en plus il commençait à ranger les bières.

Parce que les tables sont faites pour être retournées, que les statistiques doivent mentir. Les prédictions doivent être rendues fausses et les apparences doivent être trompeuses.
On ressortira de cours de sociologie sur la reproduction sociale en serrant les poings. Il faudra se lever 2 x plus tôt que les autres et le réveil n’est jamais facile. Il faudra travailler 2 x plus et la rigueur n’est jamais douce. Mais le résultat vaut le coup : la gueule défaite de celui qui a jugé et comprend qu’il s’est trompé comme un parieur au PMU du coin.

Et puis c’est vraiment super marrant de dire le nom de son village de 100 habitants à des gens célèbres, je vous le dis.

à suivre


Arthur – Chronique sous la pluie

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