Forêt de Charmoilles – Photo de la semaine

Bonsoir, dans cette partie du site internet vous pourrez trouver chaque semaine une photographie tout droit tirée de mon appareil photo accompagnée d’un texte, d’une histoire ou d’un enchaînement de mots quelconque.
Aucun but précis, juste celui de faire passer quelques messages à travers des images de taille plus lourdes que nos CV

Connaissez-vous la France : Oui
Et la Haute-Marne : Quelques-uns d’entre vous

Dans ce département de la Haute-Marne il existe des villages délicatement placés entre les forêts et les champs.
Puis dans ces villages il y a des habitants, des fidèles habitants de la diagonale du vide qui font des trucs, qui veulent des femmes, qui rentrent tard du boulot, ou qui meurent en laissant les nombres d’habitants des villages passer de très peu à même plus assez pour l’écrire avec 3 chiffres.
MAIS aujourd’hui nous allons parler du mot que vous venez de lire que j’ai soigneusement mis en vert et en gras. La forêt de Charmoilles.

Eté 1973 :

Le soleil brille très fort sur la Haute-Marne malgré un climat qui, pour le moment ne provoque des débats que dans la queue chez le boucher. Il fait très chaud sur la France et en particulier dans le village de Charmoilles en Haute-Marne où il fait très très chaud.
Le monde est jaune, les gens transpirent, les fleurs ne font plus rien du tout car elles sont mortes.
Mais il existe, non loin de là un écosystème qui résiste aux conséquences du BigBang comme le fait de voir un soleil chauffer très fort la Terre entre les mois de juin et août. Cet écosystème c’est la forêt de Charmoilles. Si vous aviez pu rentrer dedans un jour ensoleillé de l’été 1973 vous n’en auriez pas cru vos yeux. Les arbes sont magnifiques, droits, propres sur eux. Ils s’alignent parfaitement et laissent exactement passer la lumière qu’il faut. Les oiseaux chantent juste. Le sol est recouvert d’une mousse d’un vert magique.
Si le monde entier apprenait l’existence de cette forêt Superman mangerait de la kryptonite, le cours de l’émeraude détruirait celui du Diamant, de la Truffe, du Bitcoin aussi. Pire, si Donald J Trump avait pu voir ce vert, il achèterait aujourd’hui le Mexique et les mexicains pour planter des arbres, des fougères, des pelouses.

Automne 1982 :

La forêt de Charmoilles est toujours là et un couple est en train de forniquer en son sein. Un bel arbre qui regarde la scène avec envie décide de passer sa racine sur celle de sa voisine délicatement, sensuellement malgré le dégoût de cette dernière qui n’a AUCUN moyen de se défendre car il n’existe pas de commissariat de police pour arbres ni de Twittarbre pour dénoncer.
Nous sommes TOUJOURS dans la diagonale du vide, et TOUJOURS sur la planète terre et la forêt de Charmoilles est très sombre, mais douce et silencieuse. L’automne est là, il fait encore doux. La mousse est toujours là. Les arbres sont toujours là. Ils ont énormément grandi et pensent bientôt passer la stratosphère.

Décembre 1982 :

Il n’y a plus d’arbres. Le vent souffle, Il pleut, ça ne sent pas bon.
Les assassins ont de belles maisons, font manger leurs beaux-pères sur les cadavres du plus bel endroit sur terre et personne ne dit rien.
Emmanuel Macron fait pipi au lit.
Brigitte Macron dit des choses qui n’ont pas de rapport avec la mort des arbres.
La première injection létale a lieu aux Etats-Unis.
Le monde pue la merde.

2014 :

Romain Bouvier retourne une nouvelle fois dans la forêt près de son village, Charmoilles. Cette fois, il est accompagné de Diego Zébina son tout nouvel ami qui, lui, est accompagné de son tout nouvel ami l’appareil photo.
Le temps est à peu près le même qu’en 1973, il fait cependant quelques degrés de plus qui auront sûrement beaucoup plus d’importance plus tard, ailleurs.
Nos deux zigotos roulent en vélo dans les allées de cette forêt, et s’arrêtent pour prendre quelques photographies.
La forêt est toujours ce même endroit hors du temps, le vert claque toujours autant les yeux.
Cet endroit est directement propulsé dans le top 3 des meilleurs endroits sur terre pour Diego.

2017 :

Malgré l’absence de Romain Bouvier, Roi du royaume « Forêt de Charmoilles », un autre ami Arthur Guillaumot et Diego Zébina décident d’aller discuter entre les arbres violeurs, les arbres gentils, et les arbres nationalistes. Par hasard ils croisent Pauline Gauer, en vadrouille comme toujours, l’appareil photo autour du cou.

Arthur Guillaumot, pris par l’énergie de la forêt déclare alors : « Bon, la dernière fois que je suis venu à Nancy je me suis rendu compte d’une chose. On a un groupe de gens vifs, interressés, curieux de tout sous la main. Mais presque inexploité. Pourquoi pas ne rien changer en changeant tout, c’est-à-dire en agençant le bordel sacré de la Commanderie pour en tirer le meilleur ».

Puis, ils décident donc de partir, de laisser le paradis et de retourner là où les gens se curent le nez.

2018 :

Première Pluie, résultat de quelques blablatages de fonds de forêts possède un quartier général dans cette forêt magique perdue au fin fond du monde, au plus proche de chez nous.

Diego Zébina

Bonus

Un jour je monterais en voiture ou en vélo jusqu’à la forêt de Charmoilles, elle aura été complètement coupée, et je me rendrais compte qu’il faudra que j’attende au minimum plusieurs dizaines d’années pour la retrouver. Ce jour-là va bien me trouer le cul.

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