EXPOSITION 24/01/2018 IUT Charlemagne – Événements

1.

Les rues morcelées en pavé. Le doux bruit d’un verre qui se brise. Les marchands du soir, qui marchent dans l’ombre. La lumière d’un bar qui allume le cœur des hommes seuls, qui brise celui des jeunes femmes. Des inconnus qui vivent à contre-jour.

Pauline Gauer


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Le TAS

06 / 04 / 2017 : A l’IUT Nancy Charlemagne on s’ennuie.

Ce sont des choses qui arrivent et ce n’est pas vraiment la faute de quelqu’un, mais en général, chaque Jeudi 6 Avril 2017 on s’ennuie.

Aujourd’hui on est monté au septième étage avec les élèves de ma classe. Josh T est essoufflé, mon Léo V est essoufflé, j’ai de l’asthme, tout va bien.

L’enseignant est en retard, nous aussi. Lui plus que nous.

L’ennui s’installe sur la rangée de quatre sièges, sur les genoux de mon Léo V, entre la fenêtre et moi.

Ne pouvant pas nous consacrer à notre activité habituelle et favorite, le trafic d’organes par pack de 12, on écoute le cours. Pendant une heure entière, c’est long.

L’ennui, assis contre la fenêtre, s’en fiche du cours. Il n’est pas un élève dévoué comme nous. Il n’est pas prêt à tous les sacrifices pour devenir le meilleur communiquant au monde. Il ne fait jamais la vaisselle.

C’est l’anniversaire de Léo V et passer un cours avec l’ennui posé sur ses genoux qui lui chuchote de regarder par la fenêtre n’est pas vraiment la meilleure situation pour étudier sereinement.

L’ennui décide de s’allonger sur nous, trois élèves modèles qui d’un seul coup n’ont plus envie d’écouter l’homme qui les fascinait il y a à peine 5 minutes. Merde. Oups. Mince

Le monde extérieur est ensoleillé. Depuis le 7ème étage on ne peut pas voir la courbure de la terre, mais on voit bien la ville. A quelques rues de l’IUT : Un terrain vague

Dans le terrain vague : Un énorme tas de cailloux.

Il n’en faut pas plus pour que, sous les conseils avisés de l’ennui, on se retrouve à observer ce tas de cailloux. Quelle taille fait-il ? Est-il composé de grosses pierres ou de petits cailloux ? Pourrait-on le gravir ? ? !

Obsédés par ces questions, l’un d’entre nous prends une grave décision : Ce soir, nous irons voir le tas.

Persuadés que toute la classe a remarqué le tas et se pose les mêmes questions que nous, nous nous empressons de créer un évènement sur la réseau social FACEBOOK ! Nous irons découvrir le tas tous ensemble. Mieux, nous fêterons l’anniversaire de camarade 2 sur le tas !

Sur cette photo nous ne sommes que 4. Josh T, Léo V, Romain B et moi.

On voulait une photo de nous 4, de dos, ayant gravi le tas de petits cailloux jusqu’en haut. Personne n’est venu à l’anniversaire sur le tas. Personne ne peut nous prendre en photo. Le monde a décidé de manger avec son chat, de regarder un teen movie, de réviser son cours de droit et c’est regrettable.

Personne pour prendre la photo. Heureusement, dans l’histoire de la photographie, des gens abandonnés de tous il y en a eu des masses donc un abandonné un peu plus malin et narcissique que les autres a inventé un jour le retardateur.

Diego Zebina


2

On a frôlé la vie avec une poignée de rires. Même le soleil a remplacé la pluie. C’est beau lorsqu’on se sent vivant avec pas grand-chose. Ça donne de nouveau l’envie d’avancer, encore plus vite que dans ce champ, encore plus haut que ces bosses que je prenais un peu trop vite, et encore plus fort que toute cette tise dans le coffre. J’ai capturé cette joie et je me la réserve pour mes journées grises. Le soleil s’est couché, mais pas nous. On était bien trop occupé à se raconter nos sourires et nos dérapages sur le macadam encore mouillé. Alors autant vivre à fond, bien plus qu’à 90 km/h par temps de neige. Et puis s’il le faut, on courra sous les balles, et d’ailleurs je t’en dois toujours dix.

Pauline Gauer


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Feu sur Langres

Il y a un feu sur Langres.
Les pompiers sont sur le coup.
La police est sur le coup.
Emmanuel Macron est sur le coup.
Les habitants flippent pour leurs masures du 16ème siècle.
Tout le monde panique, pourtant, j’ai l’impression de l’avoir toujours vu.
L’homme a découvert le feu à Langres.

Diego Zebina


3

Ce soir-là il était soul, ou folk je ne sais plus très bien. Ses doigts abîmés par la maladresse de tes mots frôlaient les cordes de cette guitare. On chantait des psaumes à la lune, on en oubliait presque les fenêtres ouvertes des voisins d’en face. Il ne pleuvait pas, tout était calme. Seuls les rires de deux gosses résonnaient encore vers trois heures du matin.

Pauline Gauer


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Arthur

Arthur G vivait à Paris, ça ne lui plaisait pas.
Il a écrit un livre.
Arthur vit à Dijon, ça lui plaît pas trop.
Il roule en C3 bleue ciel.

« C3 bleu ciel plus d’antenne. Stop. Permis raté trois fois. Stop. Pudiques comme Jakarta. Stop. L’été se termine jamais. Stop. La blondeur des amours. Stop. La fin de mon livre stop. La route qui va s’allonger. Stop. À nouveau une antenne. Stop. 5000 mots par jour. Stop. Prendre à gauche après le doute. Stop. Piquer des colères noires. Stop. Reprendre la route. Stop. Dieg à droite, Val et Rom à l’arrière. Stop. Penser à soulever des jupes. Stop. Les jours qui passent. Stop. Cappuccino night Sporting club. Stop. Encore des autres trucs. Stop. Le temps d’une autre année. Stop. La nostalgies des anciens hivers, putain. Stop.« 

Arthur Guillaumot


4

Il faut que tu brilles. Que tu prouves aux gens et à toi-même que c’est possible. Il faut pas que tu te jettes dans le vide les yeux fermés, mais que tu apprennes comment voler. Il faut que tu brises la glace entre toi et ce qui te terrorise. Il faut que tu acceptes la pluie pour pouvoir regarder les arcs en ciel. Il faut que tu hurles si t’en as besoin. Il faut que tu saches lutter contre les brûlures d’un briquet. Il faut que tu brilles, tout paye.

Pauline Gauer


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Sexe

3 garçons, nus, la fatigue du petit matin qui se lève sur la blondeur des amours.

Ils sont saillants, ils sont vigoureux. Le cancer de la prostate n’est pas pour aujourd’hui, nonnon.

Mais que font-ils dans ce simple appareil, le plus simple de tous ?

Avec la déchéance de la jeunesse d’aujourd’hui, beaucoup de moralisateurs grassouillets qui mettent beaucoup d’eau de cologne chaque matin, chaque midi, chaque soir auraient parié sur le repos après une grande orgie suivant une soirée de débauche mélant alcool, drogues, dragibus et filles de joie.

La vérité est mieux.

Agés respectivement de 18 années chacun ArthurG, RomainB et DiegoZ sont assez grands et matures pour que les parents du dernier décident de laisser la maison vide durant quelques jours en cet été 2017. Une aubaine que cette grande maison vide, de quoi organiser un Summer Festival Indoor Xtreme Bang Ultimate Déglinguomax sur 3 jours pour saccager comme il se doit la maison des parents.

Rien de tout ça. Une maison familiale contient en son sein un bon nombre de souvenirs de l’enfance que les parents enfouissent quelque part pour faire oublier à leurs adolescents, puis à leurs jeunes adultes que le fait de grandir toujours plus, bah ça pue la MERDE.

Ca, les trois garçons commencent vraiment à l’avoir assimilé. C’est pour cette raison qu’ils décident de fouiller dans le passé pour finalement tomber sur un grand trésor : Des pistolets à balles en mousse de la marque Nerf, en quantité massive.

Directement ils commencent une bataille géante sur 3 étages qui durera plus de 3 heures avec de nombreux rebondissements, des stratégies magistrales, toute sortes de choses que vous ne pourriez comprendre car vous êtes tous étudiants ou professeurs à l’IUT et aucunement qualifiés pour ce genre de guerre contre l’âge adulte.

Puis, comme vous l’avez étudié, après la guerre et la terreur vient l’heure de la paix, de la prise de conscience sur les horreurs commises. C’est l’heure du bain.

Les armes sont rangées, l’armistice est signée, malgré la terreur ils sont toujours 3.
Mais, conscients du monde dans lequel ils vivent et des erreurs de leurs ainés ils décident de soulager leur pauvre planète et de ne prendre qu’un seul bain, un bain qui célèbrera l’amitié.

Cette photo est une sortie de bain. Une nouvelle fois réalisée à l’aide d’un retardateur, pas par une des participantes à l’orgie bien entendu.

Diego Zebina


5

Le vent frais dans les cheveux, l’amour au coin d’une fenêtre un soir d’été.

Pauline Gauer


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Romain B pompe à la pompe.

Et il ne s’arrête que lorsqu’il a rempli le réservoir de la ZX de 20 euros tout pile.
Le prix du gasoil augmente. Son pouvoir d’achat baisse. 20 euros tout pile.
Le Venezuela possède la plus grande ressource pétrolière du globe. 20 euros tout pile.
Le type de la pompe d’à côté conduit une Jaguar. 20 euros tout pile.
Citroën ZX rouge. 20 euros tout pile
Un tour du monde en montgolfière devrait coûter 20 euros tout pile.

Diego Zebina


6

A nos nuits pleines d’étoiles et nos journées sans ombre. A notre soleil qui brûle les yeux des gens qui s’aiment. Aux réveils sous la tente et aux pique-niques dans l’herbe sèche.

Pauline Gauer


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Rêves

Dans ta dernière lettre, tu m’avais demandé quel est mon plus grand rêve, et j’y ai un peu réfléchi jusqu’à parvenir à la conclusion que je n’en ai pas vraiment. J’ai plutôt une infinité de petits rêves (certains plus gros, mais dans la mesure de réalisable) dont la finalité est de parvenir à un pic de bonheur qui ne redescendrai jamais, en somme un état de joie, bonheur, accomplissement le plus stable possible. Mais je n’ai pas une pensée utopique non plus dans la mesure où je ne néglige pas l’ascenseur émotionnel, essentiel à la prise de conscience du dit bonheur. Si je ne poursuivais qu’un seul grand rêve difficilement réalisable, je passerais une partie de ma vie à l’idéaliser, le préparer, l’organiser pour finalement le réaliser. Mais une fois accompli, il serait consommé et perdrait de son attrait. Le bonheur ressenti jusque là retombe comme un soufflé. Bon après, là est tout le principe du désir pour que l’excitation, l’adrénaline et le bonheur qui va avec reprennent le dessus, etc, etc. Donc pleins de petits désirs, et surtout, j’essaie de me laisser surprendre par toutes les petites choses saugrenues qui surviennent afin de rester en ébullition ! Tu l’auras compris, mon rêve est très culcul, c’est d’être heureuse. Après si tu veux vraiment une réponse concrète, le plus grand des mes petits rêves reste le voyage (notamment l’Islande en ce moment), car il n’y a rien de mieux pour se sentir vivant que de se confronter à l’inconnu.
Extrait d’une lettre de Mauve Catherinet pour Romain Bouvier

7

Je me suis trouée la peau avec des cigarettes encore brûlantes. Les plaies ne se sont jamais effacées. Je t’avais emmené voir la mer un soir d’été. Le son de vagues qui s’entrechoquent sur les rochers se mariait parfaitement avec le bleu de tes yeux. On s’était ensuite endormi l’un contre l’autre sur un matelas d’un motel presque désaffecté. Avec pour seuls éclairages les néons violets d’une pancarte en forme de flèche. Elle indiquait le chemin de la plage, et de nos amours. L’été ne finit jamais.

Pauline Gauer


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Baptiste

Baptiste est super beau. C’est clair et net, tout le monde est d’accord il est très beau. Il brille.

Il a grandi dans une petite ville du sud de la HAUTE-MARNE appelé Langres. Ensuite il a raté son bac S. Ensuite je l’ai rencontré.

Il a passé sa deuxième année de terminale avec moi et d’autres loustics, il n’avait pas des méga bonnes notes.

Le jour où j’ai eu mon bac, il n’a pas eu son bac. Il l’a eu quelques semaines plus tard, au rattrapage.

L’année dernière, j’ai commencé à vivre à Nancy avec Romain B et très rapidement on s’est rendu compte que Baptiste y était aussi, en STAPS.

Alors il a commencé à venir les Jeudi soir, pour faire la fête avec nous, au début.

Puis on a commencé à arrêter de faire les fêtes le Jeudi soir, parce que cette tradition a beaucoup trop duré. Parce que on ne va pas attendre le Jeudi pour faire quoi que ce soit. Surtout pas pour siroter des années de vies dans des bières pas chères.

Baptiste a continué à venir, chaque Jeudi avec un pack de bières dans le sac.

Depuis 1 an et demi chaque Jeudi RomainB et moi recevons le même message : « Yo ça fait quoi ce soir ? ». Parfois on répond un truc du genre : « Oh rien mais viens quand même ». Parfois on oublie de répondre. Dans tous les cas, le soir l’interphone sonne et on ouvre la porte de l’immeuble sans y répondre puis on entend baptiste poser son gros sac, rempli de bières.

Souvent il rentre le soir même chez lui. Parfois il reste et dort à l’endroit où on lui met un lit.

Quand il reste, il dort jusqu’à midi, jusqu’à ce qu’on le réveille en rentrant des cours.

Cette fois il est resté dormir. Quand on est rentré le soleil le regardait avec jalousie.

Pour ne pas entendre le soleil grogner, Baptiste dort avec des écouteurs.

Diego Zebina


8

Noyée dans l’ivresse du martini. J’en ai mal à la tête.

Pauline Gauer


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Brute

Avant de prendre une douche à trois, pour économiser l’eau et sauver la planète, certaines fois Romain aime démonter la gueule d’Arthur lors d’un combat de boxe.

Le fait de prendre des photos permet d’éviter de se battre contre cette grosse brute.

Alors si on me demande, « pourquoi tu fais de la photo » ? Je répondrais que c’est pour ne pas me faire casser la gueule par la grosse brute qui vit chez moi.

Avec ses dents de vampires et ses grosses fesses là. C’est une terreur bordel.

Diego Zebina


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Kurt
Matin ensoleillé, début d’été.
Encore une personne dénudée, plus de violence.
Draps propres, pas repassés.
Tringle à rideaux, pas de rideaux.
Peau bronzée, Odeur agréable.
Douceur.
Oreilles qui brûlent, El ne sait pas jouer de la guitare.
Diego Zebina

10

Il n’était pas trop tard, pour rien. Le monde s’endormait et nous on restait. Peut-être trop longtemps mais c’était nos moments à nous. Alors on flânait sur les quais, on aimait qui on avait envie d’aimer. On ne dormait jamais, c’était ça le plus beau. J’avais l’impression que les journées duraient mille ans. Ces sourires qui nous faisaient sentir un peu moins seules sur cette grande rue, où tout le monde passait trop vite. Au moins on a vécu. On n’a peut-être pas fait les choses les plus folles mais on a en fait des belles. A vous tous, qui nous manquez un peu au fond.

Pauline Gauer


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Lettre d’excuse à Pierre André Daumas :
Bonsoir Pierre, ou Pierre André. Je m’excuse d’avoir pris ta carte TotalTRUCK dans le magasin de l’aire d’autoroute de Valencienne où notre bus s’est arrêté. J’aurais pas du la prendre. Je pense que si elle était en évidence abandonnée pendant 15 minutes c’est qu’elle ne te servait plus. J’espère. J’ai des remords. On m’avait dit qu’il fallait mieux avoir des remords que des regrets, pour la première fois j’ai appliqué ce vieux dicton que je pensais pourrave. Il est pourrave. Je ne dors plus la nuit et espère de toute mes forces que tu n’a pas perdu ton travail de camionneur, ta femme Alizée et ton enfant Bastien.
J’espère que tu t’en sors sans ta carte Total… Merde putain.
Bon Mercredi Pierre ou Pierre André. Prends soin de toi et n’oublie pas d’envoyer tes analyses de selles. Tu as plus de 45 ans Pierrot, ou Pierrot André, attention au cancer de la prostate. Il arrive.
Avec remords,
Diego Zebina

11

Chocolat. Noir de préférence. C’est plus fort, plus amer. Comme cette vie au fond et ces sourires forcés. C’est comme ces moments où tu sais pas trop où aller alors tu cours dans l’espoir de te perdre. Tu pars loin pour être seul face à tout. Avec des churros au chocolat bien sûr.

Pauline Gauer


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Orage X Sécheresse

« Redevenons des enfants. Asseyions-nous le bus. Allons dans la capitale du Pays pas très haut. Baladons-nous. Courrons vers les transports à 2 roues. Perdons des côtes. Haïssons-les viscéralement. Traversons l’eau. Montons à 5000 lieues sous la mer. Retrouvons-nous de l’autre côté du pays. Sautons une génération. Prenons le temps de tourner. De tourner. D’encore tourner. De ne plus pouvoir tourner. Balançons-nous. Mélangeons-nous au décor. Posons devant le mec à la barbe. Validons l’objectif. Transformons la réalité. Créons un souvenir. Participons à nos derniers moments d’insolence. Retournons à notre cité. Digérons la première pluie du jour. Pleurons. Vivons. »

Josh

12

Cette année aura été belle, presque autant que cette soirée. Vive les teams subway et teams burgerking qui arrivent en même temps chez Rebecca. Vive les cinémas trop petits et trop chers où c’est même pas possible de se mettre à côté de ses copains pour avoir peur ensemble. Vive les popcorns que Léo n’est pas capable de tenir dans ses mains 30 secondes avant de m’en foutre sur les jambes. Vive Loïc qui râle parce que c’est pas 19h45 mais 20h03, et même 20h12. Vive ce bar dont je ne citerai pas le nom de peur de faire du placement de produit non prévu. En droit on appelle ça de la publicité clandestine. Vive le partiel de droit qui nous attend mardi soir. Vive le nord.

Pauline Gauer


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Ecologie Hollandaise
« Manger de l’herbe fraîche
Cueillir des fleurs, pas pour les offrir
Foutre un coup de pied dans la crèche
Allez chez le coiffeur, ne pas laisser ses cheveux en sortir
Avoir la peau rêche
Retenir ses pleurs,
ne pas les laisser sortir
Avoir des meufs
Les laisser partir »
Romain Bouvier

13

L’ivresse de nos amours. Les lumières qui vacillent dans la nuit noire. Le vent qui fait trembler nos k-ways. Et cette sensation d’être au sommet de tout, que plus rien ne pourra jamais nous effleurer, que rien n’est plus important que ces moments ensemble.
Pauline Gauer

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Romain roule
Le jour ou romain a décidé de rouler sans habits du haut de cette pente direction le soleil
fut :
– Inspirant
– Drôle
– Pur
– Majestueux
– Dangereux
– Inspirant
– Inspirant
– Jovial
– Champêtre
– Noble
– Haut-Marnais
– Mieux que Paris
Diego Zebina

14

Il ne faut pas croire tout ce qui se raconte quand le soleil se couche. Certains s’endorment, les autres boivent et puis voient flou. Ça permet de rendre illisible certains messages et certains souvenirs et certaines mauvaises pensées. Il y a juste les sourires des gens qui te restent dans la tête.

Pauline Gauer


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Amitiés et remerciements
Le temps passe et ça commence à faire un bout de temps qu’on se balade ensemble eux et moi sans même s’en rendre compte ni s’en inquiéter.
Chaque année je rajoute des noms dans la liste des personnes sur mon ordi appelée « Mourir avant ».
Merci à ceux qui ont lu jusqu’ici. Vous pouvez à présent passer en CE1 vous savez lire.

 

Diego Zebina

15

Mes paupières sont lourdes et ma gorge asséchée. Quoi de plus terrible qu’une tempête en pleine nuit qui réveille les enfants qui dorment et ceux qui ne dorment plus ? Piqûre dans la veine de mon bras droit. Souffle coupé quelques secondes interminables. De toi il ne me reste que quelques photos et quelques bouts de papiers sur lesquels tu m’écrivais tes rêves. Ils sont toujours collés sur les murs de mon cœur, en arrière-plan. Triste scène.

Pauline Gauer


16

J’ai ouvert les yeux. Au plafond se dessinait le reflet des phares d’une voiture à travers la fenêtre. Il pleuvait. Douces gouttes de pluie qui coulaient lentement sur ces vitres jaunies par le temps. J’ai allumé la radio, rien d’alarmant. Aujourd’hui était un matin comme tous les autres. Demain sera peut-être différent. En attendant, j’avais la marque de l’oreiller sur ma joue. Il avait bon cette nuit. Presque aussi doux que ces soirs d’été. Mais aujourd’hui il a neigé.

Pauline Gauer


9

Mon coeur est un bouquet de roses en feu, comme si quelqu’un venait de les brûler avec une allumette. Les lumières rougeoient et la neige tombe. Mes larmes se cristallisent sur mes joues pendant que je danse. Il fait beau ce soir, les cigales ont chanté. Je me suis réveillée avec la peau parsemée de tâches rouges. J’avais dans mes bras un bouquet de roses. J’étais allongée. C’était un trou de verdure où chantait une rivière, accrochant follement aux herbes des aillons d’argent. Deux trous rouges, au côté droit. Et des roses plantées dans le coeur.

Pauline Gauer

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