Jim et les indiens, numéro 2

Par moment j’ai envie de vous dire des trucs, alors ça sera parfois léger et parfois plus sérieux. Ça sera comme si je vous envoyais un mot dans notre grande classe de ce2 qu’est la vie. On essaiera de ne pas se faire avoir par la maitresse d’accord ? Bacioni

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rare photo de Jim dans un bus, lieu incertain, année incertaine

Le vent froid siffle des mélodies interdites et brûle le visage quand la neige tombe sur les ETENDUES déjà blanches.

Une fois où Jim se promenait avec ses chiens de traîneaux sur des lacs gelés en des terres plus au Nord que le Nord et où-on-ne-croise-personne, il a eu envie de revenir au Sud. Jim est le genre de PERSONNE qui a envie d’être au Sud quand il est au Nord et inversement.

Il a laissé ses chiens de traîneaux dans le dernier village enneigé qu’il a trouvé, après un bain d’eau froide dans un lac gelé avec eux.
Il avait le cœur déchiré de laisser là ses chiens. Ils étaient la récompense d’une bagarre gagnée dans un bar et ils l’avaient accompagné dans la distribution du courrier du grand Nord pendant 2 ans.

Mais Jim est parti quand même. Jim part toujours comme une griffure ou un amour d’été ou les deux en même temps.
Pour le moment, pour lui, le sud c’était les grandes plaines des indiens d’Amérique. Il aimait leurs histoires quand il était petit, alors il allait là, c’est pas plus compliqué.

Il a trouvé quelques indiens d’Amérique, dans une réserve, leurs ancêtres étaient des sioux lakotas, Hunkpapas et Oglalas. Leurs ancêtres avaient des noms légendaires et montaient des chevaux rapides : aujourd’hui ils étaient alcooliques à cause des visages pâles.

Alors il a décidé de prendre les choses en mains. Jim est comme ça, Jim prend les choses en main. Il s’est fait appeler 3 flèches dans le cœur et il a bu l’alcool fort des réserves pendant beaucoup de lunes. Il s’est laissé engloutir par des mescals et des whiskys.

Se remettre de son alcoolisme a demandé du temps. Mais les fils des indiens étaient ses frères maintenant. Alors ils ont volé des chevaux d’une actrice célèbre (semi-célèbre). Ils étaient 17 c’est-à-dire plus que dans les dernières résistances de Geronimo.

Les indiens, notamment Cheval-dans-les-vents-du-Nord et Première-Pluie, des fils de chefs et de chamans, avaient dans leur alcool vu en lui un fils de la Terre Mère.

Les 17 indiens et Jim, à demi ivres, à demi nus et à demi peints galopèrent longtemps. Jusqu’à la capitale où les sabots libres des chevaux claquaient sur le bitume. Ils scalpèrent le président.

Pas de nouvelles des indiens, qui se cachent encore dans les montagnes lointaines selon Jim. Lui est parti dans la nuit après des au revoir. Il s’est cogné à un cactus, a fait pipi depuis son cheval.

Il revient la semaine prochaine pour de nouvelles aventures.

 

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notes manuscrites de cette chronique, revendues à un trafiquant d’armes et d’organes pour 1.5 millions de $

 

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dessins et impression de la chronique, prix de départ 150 000 $ (édition limitée, livraison rapide)

 

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