3 bons films + un monde meilleur – Culture collective

Si vous n’aimez pas la mer

Si vous n’aimez pas la montagne

Si vous n’aimez pas la ville

Allez vous faire foutre. 

C’est ce que Jean Paul Belmondo disait dans A bout de souffle, un film que je n’ai jamais vu mais où on peut trouver cette superbe attaque en salto arrière vis à vis des méchants qui n’aiment pas la montagne et la mer et la ville. En attendant la chronique ultra super spéciale de la semaine prochaine je vous fais ici un petite liste de films à voir, érigée par un jury de professionnels venus des 4 coins de la Sarthe. 

 

Un monde parfait

Un_monde_parfait

Je commence par un premier petit bijou qui vous laisse le bide en coton une fois que vous l’avez finit. Un monde parfait de Clint Eastwood. La voix française de Kevin Costner qui a le rôle principal vaut à elle seule le coup de le voir en VF, du moins moi je la trouve super. Après une évasion de taule et logiquement une cavale pour pas se faire choper et plus y retourner, ce bon vieux taulard en vient à prendre un gosse en otage, sauf que ce gosse est témoin de Jéhovah et je sais pas pourquoi j’ai dit sauf parce que ça change pas grand chose au final. L’intérêt du film c’est la relation qui se développe entre lui et le gosse, une des plus belles de l’histoire du cinéma sûrement, ça donne envie d’aller en taule et d’en sortir et de prendre un témoins de Jéhovah en otage après, même si je suis presque sûr que ça marcherait avec un bouddhiste.

 

12 hommes en colère

12 hommes en colère

Le prochain film dont je vais vous parler c’est 12 hommes en colère. Un vieux film de 1957 en noir et blanc, qui vu comme ça n’est pas très sex mais qui en vaut carrément trop le détour même pour ceux qui aiment pas du tout ce genre de vieux films. Premièrement c’est un huit clos, presque tout le film se passe dans la pièce où débattent les jurés désignés pour une affaire de meurtre. Un mec est accusé d’avoir tué son père et du coup il se fait juger parce que tuer son père est quelque chose qui ne se fait pas. Toutes les preuves en présence l’accablent, des voisins ont cru le voir planter son gros shlas dans la peau de son gros père et il se trouve qu’il a acheté dans un magasin près de chez lui un couteau exactement pareil à l’arme du crime, entre autre. Comme vous le savez, dans beaucoup de pays ce sont les jurés qui décident de la culpabilité de quelqu’un ou non dans ce genre d’affaires, et là quand les 12 jurés débarquent dans le bordel ils sont tous d’accord pour dire que ce pauvre mec a tué son daron. Tous sauf un, et c’est le début d’un récital scénaristique sans nom, où vous passez 1h36 de pur extase en voyant Henry Fonda, le Juré pas convaincu, essayer de convaincre tous les autres qu’avant d’inculper ce pauvre mec, il faudrait étudier son cas plus en profondeur. Ne soyez pas cons, allez voir ce film. Les 8 salopards de Tarantino (génialissime) lui ressemble un peu dans le modèle huit clos et dans l’importance accordée aux détails sur le reste de l’histoire, alors ne soyez pas cons, allez voir ce film. 

 

Dallas Buyer Club

Dallas Buyer Club

Il faut au moins que je vous parle d’un film avec Matthew McConaughey, et ça sera The Dallas Buyers Club. Oscar du meilleur acteur dans un rôle principal pour Matthew et oscar du meilleur acteur dans un second rôle pour Jared Letto qui partage l’affiche avec lui. Imaginez un gros texan électricien homophobe et gros baiseur qui va à l’hosto parce qu’il se fait électrocuter parce qu’il fait pas gaffe et qui découvre qu’il a le sida, la « maladie des tapettes ». Il apprend que l’AZT, un médicament qui n’est pas autorisé aux Etats-Unis l’est au Mexique, et il saisit l’occasion de se faire de la thune en revendant les stocks qu’ils se fait avec ses allers-retours Texas-Mexique, en fondant le Dallas Buyers Club. Il veut se faire de la thune mais aussi aider les séropositifs parcequ’il trouve ça injuste que des gens dans les autres pays puissent mieux se soigner que dans le leur.  McConaughey s’est transformé pour le rôle comme il sait bien le faire, visage osseux comme tout le reste de son corps, tout maigre et atteint par la maladie. Ça représente bien les tabous qu’on avait sur la maladie à ses débuts et dans une ambiance assez lourde mais vraiment entraînante. La scénarisation fait qu’on se sent bien en regardant le film même si il montre des endroits miteux et des hôpitaux, grâce à la beauté de l’image et la bande son de conséquence surtout. La performance des acteurs est vraiment géniale, de Jared Letto qui joue un travesti plein de vie même si il se meurre et comme on l’a déjà dit, à travers McConaughey qui dans son combat pour la vie devient de plus en plus humain et tolérant, de moins en moins lui et de moins en moins connard. 

 

Voilà c’est finit pour la chronique cinéma mais pas pour la chronique d’aujourd’hui. Ce soir nous allons aussi parler de comment aimer la vie, comme nous le feront dans chacune des  chroniques acrobatiques à venir à partir de celle-ci.

Mon premier conseil c’est de ne pas vous retenir de péter sous prétexte que vous êtes en présence de personnes qui pourraient vous juger. Imaginez les gens de la planète entière lisant ces mots et décider conjointement de ne plus jamais se retenir de péter. Alors il n’y aurait plus personne pour vous dire oh ! Mais qui a pété ?! C’est toi qui a pété ?!, les rapports humains tendraient à se faciliter et nous rendraient tous plus naturels et à l’écoute de nos envies. Ceci provoquerait une réaction en chaîne qui conduirait à un monde où l’on pourrait écouter Je ne veux pas partir et parfum quartier de Jul sans avoir honte, ces sons étant plutôt de qualité supérieure même si les gens d’aujourd’hui sont encore trop attachés aux apparences pour le voir. Nous pourrions faire des bonhommes de neige en attendant le bus en hiver et les autres nous diraient Je vais acheter une carotte au Carrefour express d’en face hihi ça va être super un bonhomme avec un nez :DD!!, au lieu de nous regarder avec condescendance. Ce n’est au final pas un conseil pour aimer la vie mais pour construire un monde meilleur.

Voila, pensez à ce que je viens de vous dire et posez vous une question : Pensez-vous vraiment être heureux comme ça ? 

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