Anne Wiazemsky raconte Une Année Studieuse – Voix là la pluie

Ce qui me fait me lever le matin, ce qui m’empêche de dormir la nuit. 

Une année studieuse, Anne Wiazemsky, Gallimard, 18€ en blanche et 7.25€ en poche.

Dans « Une année studieuse », Anne Wiazemsky livre ses 19 ans. Elle raconte une lettre écrite à Jean-Luc Godard qui change sa vie.

Une lettre qui change la vie, rien que ça c’est beau.

Elle ne le sait pas Godard est déjà bouleversé par elle et a tenté de l’approcher maladroitement. Jean-Luc Godard qui force la main du destin, et Anne Wiazemsky dans l’innocence de 19 ans qui écrit une lettre, juste une lettre d’admiration au grand Godard.

Lui qui cherche à la retrouver quand il reçoit la lettre et elle qui l’accueille dans la maison de vacances d’une amie. L’amour en ses débuts, l’amour en ses quartiers d’été.

Anne Wiazemsky écrit ce livre autobiographique en 2012, après une longue carrière d’auteure, en se repenchant avec tendresse sur celle qu’elle était en 1966-1967, en cette fin d’adolescence, en ce début d’une nouvelle époque.

Des méandres intérieurs pour faire accepter sa relation avec le réalisateur à sa mère, qui ne s’en remet pas, et à son grand-père, l’écrivain François Mauriac, prix Nobel de littérature 1952, qui malgré sa tendresse met du temps à accepter. C’est évidemment la première histoire d’amour d’Anne.

Elle raconte tout. Comment Jean-Luc est amoureux, jaloux, maladroit, génial, intransigeant. Comme elle l’aime.

Comme elle doute. Comment sur les conseils de Francis Jeanson, philosophe ami, elle commence la fac de philosophie de Nanterre, qu’elle délaisse vite, non sans y croiser celui qu’on devine être Daniel Cohn-Bendit.

Comme elle révise les rattrapages du bac.

Comme elle tourne « La Chinoise » sous la direction de Godard dans le lit qu’elle partage avec lui la nuit.

Elle raconte dans ce roman une année de jeune fille submergée par une immense et fulgurante histoire d’amour qui la pousse dans ses retranchements. Ils se marièrent en secret et n’eurent pas d’enfants.

Poursuivis par des journalistes, discutant avec ce qui se faisait de mieux, ils promènent leur chien, tournent et s’aiment.

Anne Wiazmesky raconte Une année studieuse

J’aimais son image, elle était belle, elle est morte en octobre dernier, c’est triste, hommage à cette grande dame.

Arthur – Voix là la pluie

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