Soir d’été – JUILLET (1998)

JUILLET (1998), le titre d’une chanson de Fauve et le début de ma vie. Cette vie qui oscille entre beaucoup trop de choses à gérer pour un si petit coeur, mais ça va. JUILLET (1998), c’est une histoire pour l’instant sans fin, mais qui en aura une. C’est un mélange de vérité, et de beaucoup de rêves. C’est la sincérité et l’invention. C’est des sourires et quelques pensées tristes, qui naissent au fur et à mesure que je cligne des yeux. On verra ce qui se passera, on verra ce qui arrivera. Mais de toute façon, « C’est pas grave ce soir rien peut me toucher. Je flotte au dessus du sol les planètes sont alignées. »


Soir d’été. Je m’endors sous la couette, il fait chaud. Dehors, dedans. C’est la même chose, sauf que la couette éloigne les moustiques. Soir d’été sous la lune, où l’on chante un peu fort, où l’on crie un peu trop. Soir d’été, à penser à ailleurs, à penser au soleil qui brille de l’autre côté du monde, et à la pluie qui tombe dans ma ville préférée. Soir d’été de spleen et de tempête en mer.

Juin. “C’est beau l’été, c’est beau le mois de juin. C’était beau hier, c’était beau ce matin.” Ce sera beau plus tard, mi-juillet. Pas de 98. Juillet de maintenant. Tu penses qu’on entendra les vagues depuis notre chambre ? Tu penses qu’on mangera des glaces, et qu’on se couchera tard ? Tu penses que le temps s’arrêtera ? Juste un peu, s’il te plaît. Pour que je puisse regarder le reflet des bateaux dans tes yeux. Je serais fatiguée, et je me préparerai à la fatigue. Ce sera un été où les coups seront de soleil, ce sera un été où je serai plus bronzée que toi.

Clair de lune. Vent doux. Grillons. Soir d’été où l’on écrit beaucoup, où l’on se relie peu. Soir d’été dans la plaine, à rouler dans l’herbe, à tourner aussi vite que cette bière nous a fait tourner la tête. Soir d’été qui panse les plaies, qui calme et qui réveille. Montagnes et vallées au creux de ta peau. Quelques grains de beauté. Il faisait doux.

J’aurai recommencé mille fois.

J’aimerai me reposer. Faire une longue sieste sans ne plus penser à rien. Attendre le mauvais temps dans mon hamac. Laisser la première pluie ruisseler sur mes joues. Et faire battre tout seul ce nuage sur ma peau. Ne plus m’occuper de ce qui va, et me préoccuper de ce qui ne va pas. “Minuit passé déjà, le feu s’est éteint. Et je sens le sommeil qui gagne du terrain”. Ta tête au creux de ma main. Tes yeux qui ont fini par ne plus lutter. Il est temps de s’arrêter. Je sens mon coeur qui ralentit, le tien aussi. Soir d’été. Regard de braise et frissons sur ma peau. Les lumières s’éteignent au loin.


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Pauline Gauer – JUILLET (1998)

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