Le train – JUILLET (1998)

JUILLET (1998), le titre d’une chanson de Fauve et le début de ma vie. Cette vie qui oscille entre beaucoup trop de choses à gérer pour un si petit coeur, mais ça va. JUILLET (1998), c’est une histoire pour l’instant sans fin, mais qui en aura une. C’est un mélange de vérité, et de beaucoup de rêves. C’est la sincérité et l’invention. C’est des sourires et quelques pensées tristes, qui naissent au fur et à mesure que je cligne des yeux. On verra ce qui se passera, on verra ce qui arrivera. Mais de toute façon, « C’est pas grave ce soir rien peut me toucher. Je flotte au dessus du sol les planètes sont alignées. »


Ce soir, j’admire le soleil qui se couche sur les vallées. Je suis dans le train pour Paris. J’essaie d’écrire des paroles de chansons sur la personne que je ne suis pas. Une fille des plus courageuses, et des plus insensibles.

Le ciel est rouge. La vie défile au ralenti et je la regarde en manger des chips. Je me demande quand est-ce que je m’adapterai à être là quand je devrais être ailleurs, et à être ailleurs quand je devrais être là. À force de toujours partir, je me demande quand on m’oubliera vraiment, quand je serai devenue invisible dans la vie des gens. Comme perdue de vue, même par ceux avec qui on voulait faire de grandes choses. Par ceux où tout était plus beau quand on se voyait.

Paris, je crois que tu m’as manqué un peu quand même. J’ai hâte de te retrouver, surtout maintenant. Je sais que toi et moi, on a vécu de belles choses. J’essaierai de passer Rue de Lappe si je peux, c’est promis. Je suis fatiguée tu sais, un peu à cause de tout. J’ai même du mal à écouter de la musique, tellement tout résonne. Je ralentis, un peu comme ce train.

Il fait de plus en plus nuit. Il fait de plus en plus beau. Il n’y a plus de chips. La fille a côté de moi vient de se lever. Je peux prendre toute la place sur la banquette, et ça, ça fait plaisir. Je vais faire une petite sieste, pour me préparer au trop plein de trucs qui vont se passer bientôt. J’ai mis ma veste en couverture, il fait chaud d’un coup. Je pense à lui, je m’imagine être à Nancy, et je ferme les yeux.


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Pauline Gauer – JUILLET (1998)

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