Vis la vie – JUILLET (1998)

JUILLET (1998), le titre d’une chanson de Fauve et le début de ma vie. Cette vie qui oscille entre beaucoup trop de choses à gérer pour un si petit coeur, mais ça va. JUILLET (1998), c’est une histoire pour l’instant sans fin, mais qui en aura une. C’est un mélange de vérité, et de beaucoup de rêves. C’est la sincérité et l’invention. C’est des sourires et quelques pensées tristes, qui naissent au fur et à mesure que je cligne des yeux. On verra ce qui se passera, on verra ce qui arrivera. Mais de toute façon, « C’est pas grave ce soir rien peut me toucher. Je flotte au dessus du sol les planètes sont alignées. »


C’est fou cette vie parfois, quand on prend le temps de regarder autour de soi. Il suffisait d’être seules sur une plage, du sable entre les orteils, des débuts de coup de soleil sur les joues, pour que tout puisse arriver. On avait bu des bières, et chanté un peu fort. Le français se mêlait à l’anglais. L’anglais se mêlait au malais. Le malais se mêlait au français.

Surtout, nos rires se mêlaient aux commentaires du match de foot. Il faisait nuit. Je jouais avec des chats. La France gagnait contre l’Uruguay, et nous on dominait le monde. Des milliers d’étoiles derrière les nuages. « Vis la vie ». Simplement mais intensément. Monte le volume du poste de radio, pour que le rap français étouffe le bruit du vent. Marche sur des méduses pour montrer que t’es peut-être une fille, mais pas une mauviette. Danse dans la chaleur de la nuit. Une ôde au clair de lune et aux tempos indiens dans nos veines. Et s’il fait trop chaud, je sais pas moi, va te baigner, sers toi de feuilles comme éventails, coure vite et bois du gin tonic. Bien frais, avec des petits glaçons et un zeste de citron. N’oublie rien, surtout. Pas même le son des vagues.

Juillet 2018. Côte Est de la Malaisie. Et devant nous, la mer. Des vagues pour surfer vite, sauf quand on sait pas surfer. Au revoir Cherating.

Toujours juillet 2018. Côte Ouest de la Malaisie. Demain, l’avion. Beaucoup de nuages, et de la pluie dans nos coeurs. Beaucoup de soleil dans nos yeux. Un fil et quelques petites perles autour du poignet, souvenirs de moments forts.

On s’en souviendra, de ces sourires, de ces fleurs dans les cheveux, de ces adieux trop sincères pour être des adieux. On se reverra, quand le prix d’une bière en France ne coûtera plus une nuit d’hôtel en Malaisie, ou quand la distance ne sera qu’un détail de cette histoire. Love you, perfect strangers.


(Je ne suis pas bilingue donc oui il y a des fautes, mais c’est juste pour que mes amis malais comprennent.)

Life is sometimes crazy, when you take the time to look around. It was enough to be alone on a beach, sand between the toes, beginnings of sunburn on the cheeks, so that everything can happen. We drank beer, and sang a little loudly. French was mixed with English. English was mixed with Malay. Malay mingled with French.

Above all, our laughter mingled with the comments of the football match. It was dark. I played with cats. France won against Uruguay, and we dominated the world. Thousands of stars behind the clouds. « Live life ». Simply but intensely. Raise the volume of the radio, so that the French rap stifles the sound of the wind. Walk on jellyfishes to show that you may be a girl, but not a wimp. Dance in the heat of the night. An ode to the moonlight and Indian tempos in our veins. And if it’s too hot, I do not know, go to bathe, use leaves like fans, run fast and drink gin and tonic. Very fresh, with small ice cubes and a lemon zest. Do not forget anything, mostly. Not even the sound of the waves.

July 2018. East coast of Malaysia. And in front of us, the sea. Waves to surf quickly, except when you can’t surf. Goodbye Cherating.

Still July 2018. West Coast of Malaysia. Tomorrow, the plane. Many clouds, and rain in our hearts. A lot of sun in our eyes. A thread and some small pearls around the wrist, memories of beautiful moments.

It will be remembered, those smiles, those flowers in our hair, those farewells too sincere to be real goodbyes. We’ll see each other again, when the price of a beer in France will not cost an hotel night in Malaysia, or when the distance will be only one detail of this story. Love you, perfect strangers.


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Pauline Gauer – JUILLET (1998)

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