Sous les étoiles – JUILLET (1998)

JUILLET (1998), le titre d’une chanson de Fauve et le début de ma vie. Cette vie qui oscille entre beaucoup trop de choses à gérer pour un si petit cœur, mais ça va. JUILLET (1998), c’est une histoire pour l’instant sans fin, mais qui en aura une. C’est un mélange de vérité, et de beaucoup de rêves. C’est la sincérité et l’invention. C’est des sourires et quelques pensées tristes, qui naissent au fur et à mesure que je cligne des yeux. On verra ce qui se passera, on verra ce qui arrivera. Mais de toute façon, « C’est pas grave ce soir rien peut me toucher. Je flotte au dessus du sol les planètes sont alignées. »


Sous les étoiles, toute la vie. Ou seulement pendant quelques mois. Je n’en sais plus rien. Tu m’as peut-être redonné un peu d’espoir.

C’était une drôle de scène, dans ce couloir d’immeuble, où les sourires s’entassent et les amours traversent les murs. Tout le monde se connaît ici. Cet immeuble, c’est comme une petite planète, avec un petit bout de chaque coin du monde à l’intérieur. Ce couloir d’immeuble, un anniversaire. Une table de beer-pong, avec beaucoup de monde autour. Pour une fois, j’étais douée. Je suis de plus en plus douée. Je progresse à ce jeu au même rythme que je progresse en english. En face de moi, celui qui m’avait fait pleurer avant, à côté de moi, celui qui me faisait sourire.

Sous les étoiles, à deux sur un vélo. Allant partout et nulle part. Perdus tout le temps. Et sous la pluie. On ne sait plus où on va. Alors on court dans les rues, on rentre dans les bars et on ressort. Il nous arrive de nous poser un peu, pour souffler, immortaliser ça sur une pellicule argentique. Quand on a encore de la voix, on parle de la vie. Mots anglais avec nos accents du monde. Il paraît que la ratatouille, c’est un peu surcoté.

Tu sais, j’aimerai que tu me fasses voir le monde, que tu m’emmènes à la mer, qu’on se noie dans les vagues. Je voudrais voir toute la terre défiler au fil des jours, sur nos vélos. J’aimerai être fatiguée et m’endormir sur mon sac à dos, dans un champs. Un coucher de soleil, dans n’importe quel pays, mais surtout nulle part. Partir loin.

Vivre des aventures comme quand on était petits, se perdre dans la forêt et construire des cabanes. Faire un feu et porter des polaires toutes douces parce qu’il fera froid. Oublier le téléphone, les réseaux, et tout ce qui me bouffe la vie tous les jours. J’essaie de limiter, cette putain d’addiction. Mais je sais que si tu viens avec moi, on pourra s’en passer. Pas besoin de tout ça. Des jumelles, un appareil et du papier, ça suffit.

Plus je suis ici, plus j’ai envie d’être de partout. Je me demande si je rentrerais un jour. Peut-être quand j’aurai trouvé d’autres raisons d’exister. Pour l’instant, il me faut juste une voiture, ou un billet de train pour toutes les destinations du monde. J’ai hâte de tout ça.

La vie normale, elle attendra.


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Pauline Gauer – Juillet (1998)

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