Guillaume Garat (@guillaumegarat) – Génération Instagram

Génération Instagram. Toute la génération d’adultes et de photographes émergents que nous sommes. La génération qui sait tout faire de ses mains, sans être en permanence sur son téléphone. La génération 1.0 de beaucoup de choses.


Je m’appelle Guillaume Garat, je viens d’avoir 20 ans et je suis photographe. Mon travail photographique se concentre quasi totalement sur le portrait, la mode, les gens en général. Cela fait de nombreuses années que je suis sur ce réseau, à mon souvenir j’y suis arrivé vers 2012 ou 2013.

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Mes débuts, 2012-2013

La raison pour laquelle j’ai commencé Instagram, c’était au début tout simplement par « effet de mode ». J’avais une page Facebook où je postais régulièrement mes photos, mais à cause de leur nouvel algorithme de l’époque, toutes les pages perdaient en visibilité, jusqu’à n’atteindre plus personne avec leurs publications. Puis Instagram est arrivé à ce moment là et j’ai suivi le mouvement avec mes amis photographes de l’époque. Instagram m’a apporté une très longue liste d’avantages. Celui que je mettrais en avant c’est évidemment les rencontres. J’ai pu, grâce à ce réseau et à une passion commune, rencontrer des photographes tous plus talentueux les uns que les autres, aussi passionnés et dévoués à leurs travaux photographiques. Ces personnes font aujourd’hui parti de mes amis les plus proches, et on partage beaucoup encore aujourd’hui.

Ensuite, ce réseau m’a évidemment apporté des abonnés, une communauté selon les termes employés. L’engouement des gens qui suivent ce que je fais m’a toujours et me surprend encore aujourd’hui, après toutes ces années. J’adore échanger avec eux, parler en message privé, discuter photo, art ou même de la vie en général. Pour finir sur ce point, Instagram m’a apporté un sens critique assez incroyable et une évolution importante. J’ai pu, au fil des années, aiguiser mon regard, mes goûts et trouver mon style. Tout cela est en parti grâce ou à cause du fait qu’à un moment je me suis perdu, et je faisais des images au “profit” d’Instagram, en suivant les modes et ce qui générait des “likes”. Aujourd’hui je suis heureux de dire que je me suis détaché de tout cela, et que ce réseau n’est devenu qu’une plate-forme d’échange, et de partage de mon travail.

Au fil des années Instagram a pris des tournants assez radicaux. Je me souviens qu’au départ, c’était un peu comme une grande famille où tout le monde se connaissait, s’aidait et communiquait. Mais au fur et à mesure que ça a pris de l’ampleur et que les instagrameurs, et évidemment les marques ont senti le potentiel commercial, tout à changé. C’est devenu assez compétitif, voire même totalement. Pratiquement plus personne ne s’aidait, il y avait de plus en plus de petites guerres à la course aux abonnés, et j’en passe. Je pense que ce qui a changé c’est tout simplement la finalité du réseau. Aujourd’hui la plupart des gens influents ne postent plus sans aucune raison, mais plutôt à but commercial ou par choix stratégique.

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Mon travail aujourd’hui

Évidemment, ce que je dis là n’est pas forcément à lire négativement. Ce que je décris avec ces mots est tout simplement une façon d’amener un des points positifs pour moi: la création de l’emplois par Instagram. Toutes ces opportunités ont fait que des gens arrivent à vivre grâce a leur communauté, les shoots sponsorisés, les placements de produits… et personnellement tant que c’est fait intelligemment, consciemment et avec un peu d’estime pour soi et pour ses abonnés, je ne suis absolument pas contre les placements de produit, bien au contraire. Évidemment c’est un sujet d’actualité et on pourrait en parler pendant des heures, en débattre, et jamais personne ne serait d’accord.

Malgré tous ses avantages, Instagram peut aussi s’avérer être dangereux, mais ça c’est comme tout. Le cyber harcèlement est présent, c’est une réalité et c’est un des sujets que le réseau devrait travailler, afin d’éviter au maximum les conséquences que cela peut avoir. La censure du corps féminin aussi fait parti des choses qui me révoltent. Il est quasiment impossible aujourd’hui de poster une photo d’un sein, d’une poitrine, d’un vagin sans que ce soit censuré par Instagram, et cela même pour des photographies artistiques, alors qu’à côté de ça, des vidéos pornographiques ou à caractère violentes sont diffusées tous les jours.

En résumé, je pense qu’Instagram est aujourd’hui à son apogée. J’ai du mal à me projeter sur son devenir et comment il pourrait évoluer. Ce que je sais c’est que c’est un réseau social incroyable, permettent de partager ses passions, son talent et échanger avec des personnes formidables. Dans mon idéal, Instagram sera encore mieux dans quelques années, en travaillant sur ses points négatifs pour en améliorer le contenu.

Merci a l’équipe de Première Pluie pour cette Interview et particulièrement à Pauline.

Guillaume Garat – @guillaumegarat

Crédit photo à la une : Cyril Lescot

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