La Maison Tellier – Interview

Langueurs et modernité 

La maison Tellier, en pleine réinvention, avec un nouvel album qui prend des chemins de langueurs pour draguer la modernité belle. Le chant y est plus pur que jamais, et on peut parler d’un grand album des guitares électriques. Tout y est assumé, aimé. C’est un album libre, on le sent, c’est étrange de sentir qu’un album est libre. C’est le cas de Primitifs Modernes, qui sort le 22 mars prochain. Il leur plait comme jamais un album auparavant. Il m’a beaucoup plu. J’espère qu’il vous plaira.

L’écriture des chansons s’y fait poésie des autres. Narration de gens, comme sur Je parle d’un pays. Sur Prima Notte. Sur Fin de race. La Maison Tellier ressent le monde, sur cet album. Il le peint, bien-sûr, rapport aux Primitifs Modernes. Quel titre.

Les primitifs modernes sont les peintres qui se refusaient au qualificatif de « naïfs » notamment le Douanier Rousseau. Naïfs, les Primitifs Modernes ? Vraiment ? Non. En tous les cas, pas ceux de La Maison Tellier. 

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Photo :  William Lacalmontie

Nouveauté de l’expérience et expérience de la nouveauté

Le courant pictural de La Maison Tellier n’est pas la variété chic, dit Helmut, le chanteur, ça pourrait être la dimension familiale du projet, loin des codes, et proche des identités mélangées des 5. Forts, expérimentés, ces 5 gars, nouveauté de l’expérience et expérience de la nouveauté. Un sophistiqué qui s’épure quand vient le cœur des mots, des rythmes, des sentiments.

Un album à fleur de monde, qui raconte l’époque, il sera peut-être démodé dans quelques années, mais c’est le risque des choses vivantes. Et surtout, que leurs chansons reposent en paix. 


L’album Primitifs Modernes sort ce vendredi 22 mars. 

En concert à Paris au Trianon le 15 mai & en tournée dans toute la France 

2 clips qui illustrent des extraits de cet album sont disponibles ici : 


Arthur Guillaumot

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