Elephanz – Interviou

Photo : © Esteban Wautier


On a eu le plaisir d’en savoir plus sur Elephanz, le duo pop rock de deux frères originaires de Nantes. On vous laisse avec cette interview.


Salut les gars ! Créer un groupe avec son frère, savoir qu’on va tout faire ensemble, ça fait pas peur ?

Heureusement il demeure de nombreux moments ou l’on s’accorde du répit l’un l’autre. Sans quoi le groupe aurait déjà implosé. Mais sinon, travailler avec son frère c’est le meilleur moyen pour s’épargner un travail laborieux de « management ». En clair on ne traite pas l’égo d’un tiers avec autant de facilité que celui de son frère, même si c’est aussi la promesse de dîners de famille houleux.

Vous êtes sûrement très différents l’un de l’autre, qu’est ce que ça apporte aux morceaux ? Ça vous rapproche ?

Nous sommes effectivement très différents, d’ailleurs sans faire de la psychologie low cost, dans une fratrie, l’aîné et le cadet n’ont jamais les mêmes comportements face aux choses. En outre, nos voix elles-mêmes sont très distinctes et ça permet de varier les subtilités d’interprétation de nos morceaux. Enfin c’est la force de notre duo que d’avoir des sensibilités musicales distinctes. Ce qui rapproche c’est l’aventure de ce groupe dans son ensemble, créer et jouer des morceaux ensemble.

C’est quoi votre plus beau souvenir d’enfance ?

Max : Pour ma part, je n’ai que des bons souvenirs de mon enfance, c’est à l’adolescence que ça se corse.

John : Les Noëls chez nos grand-parents. Il faut dire qu’ils vivaient dans un endroit idéal truffé de recoins et de cachettes pour les gosses.

Il y avait déjà de la musique dans vos vies à cette époque ?

Il y avait bien sur de la musique. Celle de l’enfance c’est presque exclusivement 3 artistes, Henri Dès, Anne Sylvestre et Mannick.

John, tu as dit qu’au départ tu jouais dans des clubs assez déserts, une soirée comme ça, ça se passait comment ? Tu peux nous raconter ?

Dans le désert, tu as soif, je buvais. Dans le désert il y a peu de bruit, mais j’ai entendu une fois quelqu’un applaudir ! En fait j’étais précurseur, je faisais du Orelsan avant lui (Joke)

Il y a une de vos chansons qu’on aime particulièrement, c’est ‘The catcher in the rye’, que l’on trouve remplie de désespoir et de tendresse, il y a une référence au livre de Salinger ? Elle parle de quoi dans le fond ?

Le titre de la chanson est effectivement issue de notre découverte de ce livre. C’est donc un hommage. Nous avons accueilli ce livre avec sidération, nous avions l’impression que ce Holden Caulfield, c’était nous. Si on veut hasarder un comparaison, Holden Caulfield, c’est un peu le Houellebecq des ados qui grandissent dans un no man’s land comme nous. La chanson parle d’une fille et de la dévotion que lui témoigne le narrateur. Bateau, c’est au cœur d’à peu près toute notre œuvre.

Elle illustre bien la pochette de l’album, bien que l’on retrouve une référence au film The Warriors (1979). Pourquoi ce film ? Vous êtes le nouveau gang phare de New York City, ou est-ce que c’est un contraste justement ?

Haha, Warriors c’est génial. Ce qui est laid dans le monde actuel c’est qu’un tel film ne pourrait plus voir le jour. C’est presque de l’héroic-fantasy moderne. Ce qui nous plait c’est le fait d’être Badass et pourtant déguisés flashy. Nous on n’est ni l’un ni l’autre…

C’est vrai que les USA nous fascinent. Pas seulement New York, moi j’aimerais bien finir mes jours dans l’Oregon, là ou le temps s’arrête.

Votre endroit idéal pour écrire, il est où ?

Max : Le silence….c’est tragique mais la musique ça isole pour cette raison.

John : Abbey Road.

Le premier album, il était plutôt pop. Dans le deuxième, on ressentait un peu plus de mélancolie, de nostalgie. Le troisième, il va ressembler à quoi ?

C’est vrai qu’on a gagné en noirceur en même temps qu’en sérénité. Le troisième c’est là ou tout va se jouer et triomphera soit la mélancolie, soit la joie. Mais j’ai la sensation que le funk va nous aider à retrouver la vitalité.

Pourquoi avez-vous fait le choix de l’électronique dans vos sons et pas uniquement des instruments naturels, ça apporte quelle profondeur à votre musique ?

La musique électronique s’est imposée parce qu’elle est pratique. On peut orchestrer un morceau en quelques heures là ou faire des prises Live demande beaucoup plus de temps. Mais on va revenir au Live en studio je sens.

D’ailleurs, votre musique ça en est où ? Des projets ?

On vient de sortir un nouveau titre. « Imperfection ». J’espère que tu aimes.

La Première Pluie ça vous évoque quoi ?

Max : J’adore la pluie. J’ai toujours trouvé le soleil pénible et ce bien avant qu’on me parle de dérèglement climatique. Pour moi la première pluie ça m’évoque quelque chose d’érotique, comme un premier déluge qui fait que les premiers hommes vont enfin pouvoir boire et danser.

John : la première pluie, c’est pas tout jeune !

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Photo : © Matt Dortomb

ELEPHANZ ALBUM Cover


Pauline Gauer

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