Le château dans le ciel – Hayao Miyazaki

Bonsoir à toutes et à tous, aujourd’hui je vais vous parler de mon Miyazaki préféré.

Monsieur Miyazaki tu le connais. Peut-être de nom, sûrement par ses films d’animation légendaires.

Hayao Miyazaki est un homme d’aujourd’hui 78 ans né le 5 Janvier 1941 au Japon, plus précisément à Tokyo. Il exerce depuis des dizaines d’années les métiers de dessinateur et de réalisateur au sein des studios d’animations Ghibli qu’il a lui même cofondé.

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Tu te souviens peut-être du sang qui coule dans Princesse Mononoké, de la solitude de Chihiro dans cette ville fantôme.

Ou alors, si t’es foncièrement et profondément positif, tu te souviens de ton amour pour Nausicaa de la vallée du vent, de la frimousse sympathique du voisin Totoro, de la magie raffinée transmise par ces dessins magnifiques.

Ce que ce nom m’évoque plus que tout, personnellement, c’est des années à imaginer un château gigantesque voler derrière le plus gros cumulonimbus du ciel les jours de pluie.

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Le Château dans le ciel ou « Laputa : Le château dans le ciel » est sorti le 4 Août 1986 au cinéma au Japon. En 1986 le Studio Ghibli est quasi inconnu hors du Japon et n’a qu’une seule année d’existence.
En 2003, après un partenariat avec Disney pour la distribution mondiale des films (1996), le succès de Princesse Mononoké (1997-2000), et celui du Voyage de Chihiro (2001), le Château dans le ciel sort sur les écrans français.
Le titre perdit le nom « Laputa » lors de son introduction en Amérique du sud Laputa signifiant « La pute » pour nos amis hispanophones.

Aujourd’hui, ce film est considéré comme un classique du cinéma d’animation mais n’est que très peu connu en France comparé a plusieurs autres films plus récents des studios Ghibli. Et s’il vous plait, après cet article ne le confondez plus avec le château ambulant.

Pour vous faire un petit synopsis sans spoil :

Un garçon de 13 ans, Pazu, vit seul dans une maison au bord d’une falaise. Il a un pigeonnier et tout les jours il vient libérer les oiseaux blancs. Puis il joue de la trompette aux lueurs du matin. Son père aviateur n’est plus là. Son père est mort, de tristesse de n’avoir jamais été cru quand il raconta, de retour d’un vol, avoir vu une île gigantesque flottant dans le ciel derrière le plus gros des nuages, derrière le plus gros des orages.
Pazu travaille à la mine, comme chaque nuit quand il voit une lueur bleue éclairer le ciel. Cette lueur bleue c’est une pierre volante, autour, c’est un pendentif et une jeune fille tombant du ciel.

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S’en suivra un voyage d’une poésie folle, dans un monde mêlant passé et futur à la perfection. Le rapport de l’homme à la nature, au pouvoir, à la richesse, et à l’écologie y est brillamment critiqué sans jamais s’écarter du divertissement, sans jamais être moralisateur.

Une histoire mythique, inspirée des Voyages de Gulliver et de la tour de Babel.
Une histoire légendaire, qui inspirera à Eiichiro Oda certains éléments de One Piece.

On parle ici d’œuvres intemporelles, immortelles et de génies inspirant d’autre génies dans un monde où l’art est une course de relai, ou un sport collectif.

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On a tous un film qui nous évoque plus de sentiments que les autres, le film préféré de l’enfance.
Celui auquel on repense avec nostalgie et qu’on pourrait revoir encore et encore avec des yeux d’enfants qui viendraient toquer à la porte avant la séance et repartiraient ensuite dès le générique final sans dire au-revoir.
C’est un sentiment très personnel, un vrai amour impossible à véritablement transmettre même à l’aide des plus beaux mots et des plus belles tournures de phrases.
Je ne sais pas à quel âge j’ai vu ce film pour la première fois, je ne sais pas où non plus. Ce que je sais c’est que je suis tombé amoureux d’une fille qui tombait du ciel et qu’encore aujourd’hui, au bord des falaises islandaises, a un pas de la mort, je me disais que cette pierre bleue autour de mon cou était ma garantie que tout irait bien.
Je suis marqué à vie et ça me va.

Voilà ce que j’avais à vous dire à propos de l’oeuvre qui ne cessera jamais, à mes yeux, de rendre aux ciels nuageux leur seul et unique intérêt, celui d’abriter mes rêves et la cité volante de Laputa.

Bon film à toutes et à tous.


Zébina Diego

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