BAAM Migrants Festival

Le week-end dernier, l’équipe de Première Pluie a couvert le BAAM Festival, événement ayant pour but d’aider l’association du même nom (le Bureau d’Accueil et d’Accompagnement des migrants) à mener des actions tout au long de l’année. Nous avons déjà écrit un article sur le sujet qui parle de la naissance de l’association, vieille de 4 ans, mais aussi des choses qu’elle s’attache à combattre concrètement face à la gestion assez chaotique de la crise migratoire par l’Etat français. Vous pouvez si vous le souhaitez le retrouver ici.

Le BAAM Festival était donc l’occasion de mettre en lumière certains problèmes liés à l’immigration, mais aussi de montrer ce que fait le BAAM, concrètement. On parle des conditions dans les centres de rétention administrative pour les immigrés qui ne sont pas en règle, mais aussi des cours de français donnés par les bénévoles de l’association, pour faciliter l’insertion des bénéficiaires. On y voit des expositions d’artiste migrants, mais aussi des débats ouverts à tous sur l’une des scènes du site.

On a aussi remarqué une volonté d’élargir le propos de l’association, en instaurant un climat de bienveillance générale. Le sujet de la communauté LGBT était abordé dans les stand-up des humoristes à l’honneur dans l’après-midi, notamment Shirley Souagnon. La tolérance était le mot d’ordre, et pour cela le BAAM a choisi de faire participer activement des Drag Queens au festival, qui ont pu présenter leur show sur scène et ont dirigé la foule vers les débats, quand il y en avait. Un gros point négatif est cependant à noter : presque aucune conscience écologique ne se dégageait de l’événement. Au-delà d’une absence de stand dédié, il n’y avait pas d’éco cups ni de poubelle de recyclage, alors que ce genre de dispositifs sont systématiquement installés dans les festivals aujourd’hui.

 

La première édition du BAAM festival semble être un succès, même s’il est assez compliqué à quantifier aux vues de ses objectifs. Financièrement, il réalise un carton plein puisque les places ont toutes été vendues en peu de temps, ce qui devrait permettre de financer des actions tout au long de l’année. Rappelons que tous les artistes présents sont venus se produire gratuitement, ce qui permet de dégager des profits beaucoup plus facilement. On espère que le public aura été suffisamment sensibilisé aux problèmes liés à l’immigration en France, et que l’association aura trouvé de nouveaux adhérents lors de cette soirée.

Pour soutenir les actions du BAAM ou simplement s’informer sur la politique migratoire actuelle, rendez-vous sur le site du BAAM.


Romain Bouvier, Pauline Gauer, Arthur Guillaumot

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