Gros Mo, et les Étoiles – Interview

Photo : © Antoine Ott


Gros Mo, un rescapé de la vie, sous le soleil de Perpignan. D’abord backeur du rappeur Némir, il se lance dans une carrière solo en 2014. Quatre années plus tard, son album « Les étoiles » atteint le ciel. C’est le début de ses featurings avec Chilla, Jazzy Bazz, Némir et Deen Burigo.

Nous avons échangé quelques mots, entre le soleil du Sud et le froid de Paris.



Pauline : Salut Mourad, merci de nous accorder du temps ! Tu chantes sous le pseudo « Gros Mo ». C’était le surnom que l’on te donnait avant ?

Gros Mo : Alors, Gros Mo c’est le diminutif de Gros Mourad. Mais du coup, j’ai retiré le U sinon ça faisait Gros Mou.

Les mots c’est important pour toi ?

Forcément que les mots sont importants, vu qu’on écrit des chansons. Je trouve que les mots peuvent être beaucoup plus puissants qu’un coup de poing par exemple.

C’est quoi les gros mots de maintenant, de notre génération ? Ceux qui fâchent, dont on évite de parler ?

Je ne sais pas trop. Pour mon dernier projet, on peut ressentir qu’au niveau des paroles, j’ai essayé de pas être trop cru ou trop vulgaire. Comme dans mon projet précédent d’ailleurs. Étant donné que je suis papa maintenant, j’aime bien faire écouter ma musique à mes enfants.

C’est vrai qu’elle est plutôt accessible. Des paroles simples mais sensées. On retrouve d’ailleurs une certaine névrose dans tes chansons, qui se ressent, que l’on inhale. C’est sain tout ça, au final ?

La névrose c’est la base de tout. Sans névrose, il n’y a pas d’album.

Qu’est-ce que tu cherches à tuer dans tes chansons ?

Je cherche à tuer l’ennui. Et les fins de mois difficiles.

Et dans quoi tu trouves ton énergie ?

Dans la peur de décevoir ma famille et mes proches.

Nous, on aime les premières fois. Tu te souviens de la première fois que tu as écrit ? C’était comment ? Tu ressentais quoi ?

Ce serait mentir que de te dire que je m’en souviens. Mais je pense que ça devait être vraiment bien pourri ce que j’avais écrit. Je devais quand même en être super fier.

D’après mes souvenirs, je pense que le premier texte que j’ai écrit, c’était un peu du plagiat. J’avais pompé des phases. J’étais sûr de mon coup. Je pensais que ça ne se verrait pas, mais c’était cramé à 10 000.

C’est beau les débuts. De tout. D’ailleurs, de quoi ton dernier album est-il la première fois ?

Mon dernier album, c’est mon premier album en solo. J’avais sorti des projets avant, mais c’était des EP. Donc quelque part, c’était la première fois que je sortais un vrai album.

Cet album, “Les étoiles”, il faut quoi autour de soi pour l’écouter ? Il faut penser à quoi ?

Je pense que c’est un projet qui peut s’écouter dans toutes les situations. Aussi bien en fond sonore pendant que tu bosses, que quand tu ranges chez toi simplement. Tu peux aussi l’écouter au casque et l’analyser. Ça s’écoute dans l’intimité, en tête-à-tête avec sa go, son gars. Je pense vraiment que c’est un album assez ouvert.

La première pluie, ça t’évoque quoi ?

Le début de ma saison préférée. Je déteste l’été.

Merci Mourad, un petit instant promo pour finir ? Des projets qui arrivent ?

J’ai déjà pas mal avancé sur mon prochain projet. Il est quasiment fini. Je me laisse encore le temps de créer certains morceaux. Je pense que début 2020, c’est bien non ?



Pauline Gauer

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