Playlist de la semaine – 27 avril

THE SCOTTS (Travis Scott & Kid Cudi) – THE SCOTTS

Dans son énorme concert sur Fortnite (à revoir sur sa chaîne c’est hyper impressionnant), Travis envoie un son encore inconnu où il se lie à Kid Cudi pour un duo qui hype même ceux qui ne les écoutent pas. Surprenant tout le monde, ça se nomme THE SCOTTS. Nom de leur première collab mais aussi nom de leur nouveau duo. Le son est énorme, rien à y redire, c’est exactement à ce que j’m’attendais perso, mais ce qu’ils nous réservent ensuite promet encore plus.

Aloïse Sauvage – Méga Down

En cette période de confinement, on réinvente la façon de faire de la musique, mais aussi des clips. Sur le toit de son lieu de confinement, Aloïse Sauvage illustre Méga Down, issue de son premier album, Dévorantes, paru fin février et dont on vous avait parlé ici. Méga Down est l’une des chansons les plus réussies de l’album, elle témoigne de la capacité d’Aloïse Sauvage à conjuguer les sonorités dansantes et les textes soignés. Ici, il est question de son art, et du travail de l’artiste, qui consiste à se livrer à coeur nu. “Quel étrange besoin de prendre le mégaphone / Pour exposer au monde ce qui m’rend méga down d-d-down.”

AWOLNATION – Run

Run, c’est le nom du second album d’AWOLNATION, un groupe de rock américain. La chanson la plus connue de l’album est la première, elle s’appelle également Run et accompagne un nombre de memes impressionnant. Le passage le plus connu est le début du « refrain » suivi par une instru dramatique et violente qui donne envie de s’enfuir en courant d’une situation désespérée. Le morceau est en fait beaucoup plus long et intéressant de part en part avec des nuances marquées mais toujours un travail ultra qualitatif et prenant au niveau de la musicalité.

Rone – Ginkgo Biloba

Room with a view, le cinquième album de Rone vient de paraître. Une électro toujours en équilibre entre l’univers onirique et l’organique qui se nourrit des méandres de l’époque et des soubresauts humains. Et ce n’est pas ce titre qui laisser penser le contraire. Un album moderne, fruit de la vision éveillée de Rone, dont le titre prend une tournure étrangement d’actualité. Un album en parallèle d’un spectacle musical et chorégraphique.

Biga*Ranx – Hot Water (feat Blakkamoore)

De quoi mettre de l’été dans tous les coeurs et des océans dans les verres d’eau. Un son toujours aussi curieux et tournée vers des influences multiples. Un reggae chill, de la musique pour s’étendre. Une esthétique du fait main et de la beauté des saisons. À écouter 3 x jours pour retrouver le moral.

Lefa – T’y arrivais pas

J’avais bien écouté l’album de Lefa mais pourtant j’ai l’impression d’avoir découvert ce son avec le clip, comme quoi ils servent aussi pour ça. Qu’est ce que je kiffe ce son depuis, Lefa y est juste trop fort, parfait sur toute la ligne. Il y parle d’un amour difficile avec la beauté du texte, la beauté de la voix, tout y est.

Ricky Hollywood – Single (feat Juliette Armanet)

Au début du mois pour célébrer la sortie de son ep Le sens du sens, paru quelques jours tard, Ricky Hollywood dévoilait Single, en collaboration avec Juliette Armanet. Un pied de nez aux facilités, un exercice en équilibre sur les attentes et les descentes en vélo sans les mains. Une musique aérienne et en survol pop-poétique, où la fantaisie est le seul chemin qui vaille dans un monde absurde. Le deuxième album de Ricky Hollywood est une balade chic et fleurie, et lui c’est un Perceval moderne. La classe.

François Lougah – Bonheur Perdu

En 1977, le chanteur ivoirien François Lougah publie Bonheur Perdu. Cette chanson, c’est le blues de ses années passées, dans les rues d’Abidjan. Enivrante de nostalgie, elle apparaît à plusieurs reprises dans le film d’animation Aya de Yopougon, de Marguerite Abouet et Clément Oubrerie. Saxophoniste, organiste, chef d’orchestre, acteur et chanteur, François Lougah est surnommé “Le Papa National” en Côte-d’Ivoire. Là-bas, c’est un modèle pour de nombreux artistes, et Bonheur Perdu l’un de ses plus grands classiques.

Roméo Elvis – Chaud

Roméo est de retour avec un EP surprise intitulé « Maison ». Après chocolat, ce projet est aussi en solo mais a choisi une direction artistique différente de son prédécesseur. L’EP m’a plu, plus que chocolat et j’imagine déjà Roméo Elvis en concert sur « Chaud » parcequ’il va foutre un beau bordel entre sa présence sur scène explosive et ce son banger destiné aux multiples festivals qui n’auront pas lieu cet été. On écoute donc Chaud au chaud sous la couette.

Gil Scott Heron – We almost Lost Detroit

On a falli louper Détroit. On a allumé la radio, il y avait 17000 chevaux sous le moteur, et ces deux gars pour nous rappeler qu’il ne fallait pas louper Détroit, celle qui a failli sombrer dans un accident nucléaire en 66. Un infusion de style dans cette chanson qui prend son temps, les voix comme des cuivres, les envolées comme des BOOM.

 

Notre playlist est écoutable sur Spotify, directement ici, abonnez-vous pour gagner en bonheur :

https://open.spotify.com/user/yjyayxbhr9tme1cbij4uxcznz/playlist/2LxaVGpnRaBEFy97AhCsvW?si=tS39-ypnTbeUyRpIVx2jYw


Vive la musique

Laisser un commentaire