TenƎt ou La femme des steppes, le flic et l’œuf

La rentrée approche à grands pas, les cinémas sont ouverts et attendent qu’on leur rende visite. Notre 1er ministre a dit « aux français et aux françaises d’aller au cinéma », alors on l’a fait. Et chez Première Pluie on soutient les salles Art et Essai, comme le Caméo Nancy et ses deux cinémas, donc, pour vous encourager à revisiter les salles, on vous propose nos impressions sur deux films disponibles en ce moment même au Caméo St Sébastien. Deux films vous proposant deux ambiances totalement différentes.

TENET, de Christopher Nolan

On ne pouvait pas rater le film « qui va sauver le cinéma après le coronavirus« , Tenet de Christopher Nolan.

Après une promo gigantesque, que ce soit par la publicité autour du film elle-même ou par le contraste de l’intensité de celle ci avec les films actuellement au cinéma, Tenet est sorti le mercredi 26 Août dans les salles françaises.

Si un article plus approfondi sortira prochainement sur Première Pluie, je vais vous donner dans un premier temps un avis condensé, sans spoil, bien évidemment.

Tenet est un film d’action, un pur film d’action. Un film impressionnant. De la scène d’intro à la fin du film, il est dur de reprendre son souffle ou de cligner des yeux.
Comme d’habitude avec Nolan, le son est un point fort de l’expérience. En salle, l’immersion dans l’action est parfaite et ce grâce à la gestion du rythme image/musique grandiose tout au long du film.
Le cinéma est un art multiple et la symbiose entre une photographie, une chorégraphie, un jeu de comédie et une musique crée forcément une oeuvre intéressante.

Un autre point sur lequel mettre le doigt, c’est qu’il ne s’agit pas forcément d’un film pour tout le monde. Ce film d’action propose une balance action/émotion très déséquilibrée, ce qui peut troubler. On ne s’encombre d’aucune réelle histoire d’amour, on efface le « pourquoi », on n’a pas le temps de toute façon. Lors de la séance, si l’on commence à se poser trop de questions, à essayer de vraiment « comprendre » plutôt que « d’accepter » on peut vite être perdu ou frustrer son côté spectateur.

Si j’ai un conseil à vous donner, regardez le au cinéma pour l’expérience, et soyez prêt à accepter tout ce que ce film de Nolan va vous balancer dans la gueule. On verra plus tard pour analyser si ce film n’est qu’une vague d’actions sans finesse ou une toile tissée et réalisée avec génie.
C’est comme ça que je l’ai regardé.

Diego

LA FEMME DES STEPPES, LE FLIC ET L’ŒUF, de Wang Quan’an

J’ai vu Tenet, j’ai adoré Tenet, j’ai jamais vu un film d’action réussir à me prendre en haleine pendant 2h30 sans avoir le temps de penser au temps qui passe. Encore bravo Nolan et ses deux acteurs principaux, John David Washington et Robert Pattinson, pour ce film incroyable à ne voir impérativement qu’au cinéma.

Mais je vais vous parler ici d’un tout autre type de film. Car on peut comprendre que l’on ait pas tous l’envie de se retrouver devant un Nolan qui joue avec notre cerveau et nos émotions (même si il le fait très bien). Et étant un grand défenseur de l’éclectisme, je tenais à vous proposer ceci : La Femme des steppes, le Flic et l’Œuf ou Öndög en mongol. Film réalisé par Wang Quan’an et sorti le 19 août en France.

On commence par une affiche tape à l’œil, en tout cas elle a tapé dans le mien. On y voit une steppe, sans fin, avec des gens au premier plan, une voiture de police, un chameau et un drap qui semble recouvrir quelque chose. Et c’est un plutôt bon résumé de l’histoire de ce film : une rencontre entre des gens autour d’un drap dans une steppe infinie.

Mais je suis pas venu dans cette salle de cinéma m’attacher à l’histoire, je venais pour rêver, pour m’émerveiller et découvrir une steppe mongole, une des choses qui réside dans mon esprit comme un symbole de liberté. Et c’est exactement ce que j’y ai trouvé. 

Je suis tombé amoureux de la photographie de ce film (d’ailleurs assurée par le français Aymerick Pilarski). Les plans sont plus que beaux, ils t’emportent au cœur de cette steppe où le vent règne en maître. Il n’y a rien à l’horizon, et c’est là qu’est tout le sens de liberté que j’accorde à la steppe. Ayant relativement peu de dialogues, le film retranscrit cela à la perfection, il nous propose une aventure onirique à laquelle il faut dire oui.

Au milieu de cette infinité, une histoire intime se dévoile et comme si l’on était devenu compagnon du vent, on se déplace et on observe comment vit cet endroit. C’est alors à chacun d’entre vous de choisir ce qui vous transportera le plus.

C’est un film pour ceux qui aiment voyager, observer, découvrir mais surtout ceux qui aiment se laisser porter. Et pour ceux qui aiment pas ça, je vous le conseille quand même car c’est bénéfique de se laisser porter de cette façon, promis. C’est l’ambiance parfaite pour un dernier voyage avant la rentrée et en plus, vous y apprendrez le secret des dinosaures pour ne pas disparaître.

Josh


Ces deux films sont à l’affiche en ce moment même au Caméo St Sebastien (attention le deuxième pourrait s’en aller vite), alors foncez-y ! 

Ici le lien vers la programmation complète de cette semaine au Caméo St Sebastien :

https://cameo-nancy.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=963&Itemid=129

Et au Caméo Commanderie :

https://cameo-nancy.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=962&Itemid=128


Diego et Josh 

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