Si nous ne brûlons pas – Justine Bo

On retourne loin dans l’année 2018, le 18 janvier précisément. Il se passait une jolie sortie aux Editions des Equateurs, signé Justine Bo, ce roman s’appelle Si nous ne brûlons pas. 

Si nous ne brûlons pas. Un titre sous la forme d’une condition. A la brûlure totale, à la furie, au feu et à sang, de la condition humaine. 

Un roman comme une Recherche dans un monde chamboulé, une recherche dans les éclats du monde. Des éclats de partout, qui mènent la narratrice d’un continent à l’autre. Comme on cherche un objet aimé, quelque part dans une chambre d’enfant, mais à l’échelle du monde. Une Recherche en Illusions et en mirages. 

Un roman d’apprentissage du XXIème siècle 

Le roman d’une douleur, qui se balade, dans des domaines, des lieux, des gens, des pays. Une Normandie d’enfance, le Paris des castes, on se retrouve en Syrie, et le goût de la poussière qui touche le sang. On arrive à New-York, on repart, on traverse les Etats-Unis. C’est ce genre de quête un roman. Une Recherche immense, qui interroge, qui s’installe en nous. 

Comme lorsqu’on lit « Employé : lorsqu’on nous emploie, on n’agit plus, on est un participe passé. On nous emploie. On nous utilise. On dit « j’ai employé ce type dans tel bureau » comme on dirait « j’ai employé le couteau pour éplucher les patates ». L’homme employé est interchangeable, idéalement anémié du cerveau et résigné à l’idée que sa situation n’évoluera pas. »

Voilà, c’est un livre pour ceux et celles qui sont animés par la curiosité. Justine Bo en est, animée par la curiosité, qui la pousse à la Recherche. A toucher à des domaines opposés, à goûter à tout, parce que ce roman déroute, par ses allers-retours de l’âme, sa diversité. 

Et puis, Justine Bo est un style à elle seule, un style qui boxe,  et s’échappe pour mieux faire le tour des choses. Violent, pur, et qui dit vraiment, vraiment notre temps. Si nous ne brûlons pas est archimoderne, c’est l’un des grands romans francophone de l’année.


Justine Bo a 29 ans, elle s’était déjà fait remarquer par ses publications, notamment « Le Type qui voulait arrêter de mourir en 2016. Cette narratrice dans le roman, animée, mouvante, c’est elle. Elle est également réalisatrice et parcourt le monde.


Arthur Guillaumot – Culture Collective 

 

 

 

 

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