< Tous les articles Cinéma Mid 90’s – Jonah Hill Par Romain Bouvier 29 avril 2019 Mid 90’s, nouveau film du genre sur la jeunesse de la glisse qui vit au rythme des transgressions, du bruit des planches sur le bitume, et de fraternité. Propose-t-il quelque chose de nouveau, ou est-t-il juste une nouvelle vitrine de ce monde de la rue qui nous fascine, où des gamins avec des sapes qui tuent skatent sur un monde où ils se croient tout permis ? D’abord une petite contextualisation s’impose. Il s’agit ici du premier film (écrit et) réalisé par Jonah Hill (cet acteur hollywoodien dont vous connaissez le petit minois : Le Loup de Wall Street, 21 Jump Street ou encore 22 Jump Street, pour ne citer que la partie de sa filmographie dont les noms des films terminent en street). Il nous parle ici de quelque chose qu’il connait, le Los Angeles des années 90 où il a vécu son enfance lui aussi, on devine quelques airs autobiographiques à l’œuvre finale, il veut éveiller chez-nous la même nostalgie qu’il a de cette époque, et du passage de l’enfance à l’adolescence de notre personnage principal. Car ce sera la toile de fond du film. On suit le protagoniste, Stevie, petit gamin qui part de rien : pas d’amis, un frère tyrannique qui lui tanne la peau à coups de poings, une mère gentille, mais distante, et presque rien n’ayant émergé d’un quelconque développement personnel dans sa manière d’être. Stevie part de 0 dans sa quête pour devenir quelqu’un et va essayer d’intégrer une bande de potes qui fait du skate et qui le fascine. Ils vont devenir son modèle, le but : Leur ressembler jusqu’à effacer son propre soi-même. Cette ascension est extrême, ce petit se construit en un été au sein de cette petite bande qui petit à petit, le chérit (du moins pour la plupart de ses membres…). Alors, qu’en est-t-il du rendu final ? On ne peut pas comparer ce film à d’autres comme Les Seigneurs de Dogtown de Catherine Hardwicke qui sont des vraies analyses du milieu « en profondeur », mais plus à d’autres comme Kids de Larry Clark où le skate est super présent, mais reste une toile de fond. Cela dit ce film n’aura certainement jamais ce côté iconique qu’a su développer Kids, depuis sa sortie en 1995. Il manque quelque chose dans cette composition pourtant rudement bien menée, plaisante à voir. Vous aimerez ce film si vous cherchez une simple ballade dans le L.A nineties des skateurs, où on place parfaitement le décor d’emblée, pour ensuite se focaliser sur ce crew. Petit huit clôt social chez des futurs adultes qui sont dans un magasin et doivent choisir dans les rayons ce qu’ils deviendront, pour l’instant ils se sont arrêtés au rayon skate, après tout ils ont le temps. Jonah Hill nous offre une première prestation sérieuse sous la casquette de réalisateur. Il faut dire que 90’s aurait pus se transformer en tentative de tour de force pour ce nouveau de la catégorie, comme c’est parfois le cas pour les premiers films, mais les plans restent justes, et beaux, on nous montre un micro monde plaisant à voir et si le cinéma c’est avant tout raconter des histoires, 90’s s’en tire bien dans cet exercice. Romain Bouvier À lire aussi Cinéma Magazine Comment le Grand Est est devenu une région de cinéma ? 03 Avr 2026 L’Est a fait au cinéma une offre qu’il ne pouvait pas refuser. Des forêts vosgiennes aux rues historiques de Strasbourg ou Nancy, on voit de plus en plus ses décors s’inviter dans les salles obscures. Un engouement confirmé par la sélection de 5 films tournés dans la région lors du Festival de Cannes 2025. S’il Cinéma Interviews Sepideh Farsi : « Le cinéma, c’est toujours un défi » / Interview 03 Avr 2026 Originaire d’Iran et exilée en France, Sepideh Farsi a bâti sur ces 20 dernières années une carrière cinématographique forte de plusieurs long-métrages et documentaires. Elle dépeint les injustices et ose prendre parole face aux actions innommables que certains régimes pratiquent. Bonjour, Sepideh Farsi. Quel a été le plus gros défi de ta carrière jusqu’ici ? Cinéma Interviews Oulaya Amamra : « C’est dur de faire rire, beaucoup plus dur que de faire pleurer » / Interview 28 Mar 2026 En 2016, une bande de filles Divines faisaient chavirer le cinéma français dans le premier film d’Houda Benyamina. 10 ans plus tard, Oulaya Amamra en garde un César du meilleur espoir féminin. Depuis, elle enchaîne les rôles, dans tous les registres, chez Quentin Dupieux, Emma Benestan ou Romain Gavras. Rencontre avec elle, à Gérardmer (88), À la loupeCartes postalesÉvènementsInterviewsLittératurePlaylists