< Tous les articles À la loupe 18 – 25 janvier / Vous avez pu le manquer Par Joshua Thomassin 25 janvier 2022 Burkina Faso La situation est allée très vite dans ce pays exaspéré par les violences djihadistes que le gouvernement n’arrive pas à endiguer. Dimanche 23 janvier, des mutineries éclatent dans plusieurs casernes militaires de la capitale Ouagadougou alors que les protestations des burkinabés continuent dans la rue. Et hier soir, lundi 24, l’annonce est tombée par une prise de parole à la télévision nationale : le coup d’état de l’armée est désormais officiel et le Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration a pris le pouvoir avec à sa tête Paul-Henri Sandaogo Damiba, un lieutenant-colonel. Le président Roch Marc Christian Kaboré a lui annoncé sa démission, un couvre-feu est en vigueur, les frontières sont fermées, l’Assemblée a été dissoute et la Constitution suspendue. La nouvelle junte promettant un retour à la normale bientôt. Si les Nations Unies condamnent logiquement, les burkinabés semblent heureux de ce changement de direction. Pérou On vous en parlait la semaine dernière, l’éruption volcanique aux Tonga a été ressentie jusque le continent américain et a provoqué un désastre écologique au Pérou. En effet, un tanker (bateau-citerne) a subi une fuite et ce sont plus de 6000 barils de pétrole qui se sont déversés en mer, déclenchant une marée noire sur les côtés péruviennes. Ce samedi 22 janvier, le gouvernement a déclaré une urgence environnementale pour 90 jours. Plusieurs plages ont déjà été touchées et les conséquences sur la faune et la flore sont toujours à déterminer. Yémen Le conflit au Yémen opposant les rebelles houthistes au gouvernement du pays, aidé par la coalition menée par l’Arabie Saoudite voisine, a continué de prendre de l’ampleur cette dernière semaine. Tout d’abord, le 17 janvier, les houthistes ont attaqué les Émirats arabes unis par drones, explosant 3 camions-citernes de pétrole et faisant 3 morts, reprochant aux émiratis un retour militaire dans le conflit. En représailles, les bombardements de la coalition ont repris et notamment le 21 janvier sur une prison à Saada, capitale yéménite et fief des rebelles, faisant au moins 70 morts et plus d’une centaine de blessés. Une centrale de télécommunication a aussi été détruite, provoquant l’interruption des communications Internet dans tout le pays. Ce qui n’arrange pas la situation des civils et la couverture journalistique, qui craignent que l’escalade de la violence des deux côtés ne s’arrête pas. On rappelle que cette guerre a déjà fait au moins 377 000 morts depuis 2014, étant, en plus des conflits armés, à l’origine d’une famine sans précédent depuis un siècle dans le monde. Turquie Des nouvelles de la liberté d’expression au pays d’Erdogan. La journaliste Sedef Kabas a été arrêtée le 22 janvier pour « insulte au président de la République ». En effet, elle a critiqué son cher président en utilisant un proverbe bien connu : “Si un bœuf rentre dans un palais, cela ne fait pas de lui un roi. Cela fait du palais une étable”. Et oui, il en faut peu pour animer la fureur des dirigeants turcs. Et ce n’est pas un cas rare, plus de 160 000 enquêtes ont eu lieu pour ce motif d’insulte au président ces 7 dernières années, menant à plus de 3500 peines de prison. Norvège Des talibans sont arrivés à Oslo ce 23 janvier, et ceci de manière très officielle. Une délégation venue d’Afghanistan, dont le ministre des Affaires étrangères, a été invitée par le gouvernement norvégien et c’est la première visite dans un pays occidental pour ceux qui ont repris le pouvoir à Kaboul. Une visite qui suscite la polémique, entre ceux considérant qu’on ne doit pas négocier avec les talibans (pour qui cette visite est une victoire diplomatique) et ceux qui pensent qu’il faut indéniablement discuter avec eux pour sauver la catastrophe humanitaire qui s’y déroule. Oslo assure d’ailleurs qu’il ne s’agit en rien d’une légitimation ni d’une reconnaissance des talibans. En Bref Indonésie : La capitale de l’archipel va être déplacée sur une autre île, celle de Bornéo, et donc Jakarta laissera sa place à Nusantara, à partir de 2024. Voitures : Pour la première fois de l’histoire, les ventes de véhicules électriques (176 000) ont dépassé celles des véhicules diesel en Europe de l’Ouest le sur mois de décembre 2021. Colombie : Ingrid Betancourt, la franco-colombienne qui avait été otage des FARC pendant 6 ans, est candidate pour la primaire centriste qui mène à l’élection présidentielle. Pays-Bas : On sait désormais qui a dénoncé la cachette de la famille d’Anne Frank en 1944. Espagne : Saturnino de la Fuente, le doyen de l’humanité selon le Guinness World Records, est décédé à l’âge de 112 ans et 341 jours. La doyenne est elle japonaise et vient d’avoir 119 ans. Inde : Un couple indien va se marier en 3D dans le métavers, après une séance dans la vraie vie le matin même. 100 personnes le matin et 2500 le soir dans une espace virtuel qui ressemblera au hall de l’école des sorciers d’Harry Potter. Stylé ou pas ? Photo à la une de Olympia de Maismont / AFP, représentant les barricades à Ouagadougou le 23 janvier 2022. Josh – VAPLM Rédaction À lire aussi À la loupe Actu internationale À la loupe / 30 mars – 06 avril 06 Avr 2026 Allemagne 🇩🇪 Fin 2025, outre-Rhin, le service militaire, sur base de volontariat, a été ré-instauré dans le pays dans l’objectif de faire grimper les effectifs de la Bundeswehr, les forces allemandes, de 180 000 à 270 000 en 10 ans. L’un des articles de cette nouvelle stipule que tout homme ayant entre 17 et 45 À la loupe Actu internationale À la loupe / 23 – 30 mars 30 Mar 2026 Espagne 🇪🇸 Noelia Castillo Ramos, 25 ans, s’est fait euthanasier après deux ans de bataille judiciaire contre son père, qui s’opposait à sa décision. Devenue paraplégique après une tentative de suicide, elle réclamait l’assistance médicale à mourir depuis 2024. Son histoire a fait beaucoup parler, notamment en raison de son jeune âge, mais aussi de À la loupe Actu internationale À la loupe / 16 – 23 mars 23 Mar 2026 Hongrie 🇭🇺 Le 15 mars, jour de fête nationale, a vu s’opposer les partisans des partis Fidesz, mené par l’actuel Premier ministre Viktor Orbán, et Tisza, mené par Péter Magyar. Deux cortèges ont défilé dans des rues adjacentes de Budapest en vu des élections législatives qui auront lieu le 12 avril. Chacun des deux camps À la loupeCartes postalesÉvènementsInterviewsLittératurePlaylists