< Tous les articles Cinéma La Clef ? Pas sous la porte Par Première Pluie 4 février 2022 Alors que la culture reste dans l’ombre, au 34 Rue Daubenton dans le 5ème arrondissement de Paris, l’écran du dernier cinéma associatif et indépendant de Paris, La Clef, éclaire encore, malgré les pressions qui visent à sa fermeture. Le cinéma La Clef résiste envers et contre tout à l’envahisseur. Ce cinéma associatif du 5ème arrondissement de Paris, ouvert en 1973, avait officiellement fermé ses portes le 15 avril 2018. Le Comité d’Entreprise de la Caisse d’Épargne d’Île-de-France (grand nom pour dire le patronat, je concède) qui est propriétaire des locaux, a refusé aux exploitants du cinéma de reprendre droits sur ce lieu aux pépites cinématographiques. Mais la culture fait de la résistance. En réaction, le cinéma continue depuis maintenant plus de deux ans de projeter sous risque d’expulsion. L’association à but non lucratif « Home Cinema » y projette des films pour un public toujours plus fidèle et présent, contre les pressions du groupe SOS, proche de La République En Marche et mené par Jean-Marc Borello. Pour pouvoir reprendre le contrôle de ces lieux, La Clef a bien sûr besoin d’argent. C’est le mouvement « Cinéma Revival » qui a pris les devants pour récolter les fonds indispensables au grand retour de ce cinéma. 4,5 millions d’euros, c’est ce qui est nécessaires au rachat des locaux et à leurs rénovations. Après avoir bénéficié de 4,3 millions par l’État, les banques et le mécénat, la clef a été tendue aux spectateurs. Ont été récoltés 200 000 euros de dons par des particuliers. Une campagne de financement participatif a été lancée sur « HelloAsso » pour récolter les 100 000 euros restants. Celle-ci a déjà atteint son objectif, puisque les dons s’élèvent à 100 520€ au 4 février 2020, 11h tout pile. Pourtant, les propriétaires refusent le rachat. De grands noms du cinéma prennent part au mouvement : on retrouve sur le banc de soutien Jean-Luc Godard, Cédric Klapisch, Pietro Marcello, Valérie Donzelli, Agnès Jaoui ou encore le fraîchement nommé aux Césars Vincent Macaigne. Et les spectateurs ont eu le plaisir de voir au cinéma hier soir Céline Sciamma accompagnée de sa jeune fille en feu Adèle Haenel. Le cas de La Clef représente les problématiques actuelles de la culture : le cinéma indépendant bat de l’aile et est sans cesse écrasé par les volontés de profit du cinéma dit « grand public ». Ce que propose La Clef, c’est une programmation réalisée en coopération de films de tous genres, de tous horizons, mais avec une emphase certaine sur les films qui n’ont pas eu la visibilité qu’ils méritent. Des entrées à tarif libre, qui permet un cinéma pour et par tous, ce qui est franchement exceptionnel. Alors, vous aussi, si vous passez dans le 5ème, que vous voulez profiter d’avantages fiscaux ou juste dépenser l’enveloppe reçue à Noël et que vous aimez la culture, passez au cinéma La Clef ou le site http://laclefrevival.com/sauve-qui-peut-la-clef-presentation/ Tous les jours en ce moment et depuis le 21 janvier, dès 6h du matin, les locaux sont occupés, croissants et projections, débats et rencontres. Suivez l’actu de la mobilisation à La Clef sur les réseaux sociaux : Sur insta / sur twitter / sur facebook. __ Paul Dufour / Photo de Une : Aurelien Morissard / IP3 À lire aussi Cinéma Magazine Comment le Grand Est est devenu une région de cinéma ? 03 Avr 2026 L’Est a fait au cinéma une offre qu’il ne pouvait pas refuser. Des forêts vosgiennes aux rues historiques de Strasbourg ou Nancy, on voit de plus en plus ses décors s’inviter dans les salles obscures. Un engouement confirmé par la sélection de 5 films tournés dans la région lors du Festival de Cannes 2025. S’il Cinéma Interviews Sepideh Farsi : « Le cinéma, c’est toujours un défi » / Interview 03 Avr 2026 Originaire d’Iran et exilée en France, Sepideh Farsi a bâti sur ces 20 dernières années une carrière cinématographique forte de plusieurs long-métrages et documentaires. Elle dépeint les injustices et ose prendre parole face aux actions innommables que certains régimes pratiquent. Bonjour, Sepideh Farsi. Quel a été le plus gros défi de ta carrière jusqu’ici ? Cinéma Interviews Oulaya Amamra : « C’est dur de faire rire, beaucoup plus dur que de faire pleurer » / Interview 28 Mar 2026 En 2016, une bande de filles Divines faisaient chavirer le cinéma français dans le premier film d’Houda Benyamina. 10 ans plus tard, Oulaya Amamra en garde un César du meilleur espoir féminin. Depuis, elle enchaîne les rôles, dans tous les registres, chez Quentin Dupieux, Emma Benestan ou Romain Gavras. Rencontre avec elle, à Gérardmer (88), À la loupeCartes postalesÉvènementsInterviewsLittératurePlaylists