< Tous les articles Cinéma Nightmare Alley, le nouveau freak show de Guillermo Del Toro Par Première Pluie 6 février 2022 Après La forme de l’eau, Oscar du meilleur film et du meilleur réalisateur en 2017, Guillermo Del Toro nous offre un nouvel univers inquiétant dans lequel se plonger. Le réalisateur Mexicain nous propulse des les fêtes foraines des années 30 aux hôtels New yorkais les plus flamboyants dans Nightmare Alley, l’adaptation d’un roman de William Lindsay Gresham. Le pitch : Stan, un homme mystérieux, rencontre sur sa route un chapiteau accueillant tours de magie et freak show. Si la bande annonce ne vous a pas encore convaincu, voici quelques bonnes raisons pour vous pousser en salle. (Article garanti sans spoil) Un casting de qualité Nous retrouvons Bradley Cooper qui nous offre une performance singulière dans le rôle de Stan. Sous son chapeau et ses airs amicaux, Stan nous cache un passé flou et des intentions tout aussi vagues. Le réalisateur propose également l’incontournable duo du film Carol composé de Cate Blanchet et Rooney Mara. Willem Dafoe, récemment vu dans le dernier Spider Man, nous fait honneur de sa présence pour un personnage à la fois détestable et fascinant qu’il incarne à la perfection. Des décors et un univers hypnotisants Le réalisateur nous balade au début du film dans la crasse des fêtes foraines, où pluie et froid se ressentent à travers l’écran. C’est presque de la 4d, sortez les parapluies. Seulement, la richesse des décors surpasse les litres de boue. Dans un second temps, avec la force du contraste, les luxueux hôtels où se mêlent succès et pouvoir prennent place et nous scotchent devant tant d’éclat. L’univers de la magie donne l’illusion du fantastique doublé d’une dimension cauchemardesque, deux thématiques emblématiques de Guillermo Del Toro. Une satire : qui sont les monstres ? Ce film met en avant la capacité des humains à se confondre parfois avec les animaux. Il nous invite à nous interroger sur l’identité du monstre. Qui sont-ils ? Les humains exposés ? Les personnes qui les exposent ? Les spectateurs et spectatrices remplis d’une curiosité malsaine ? Ou encore les hommes avides d’argent ? Si vous souhaitez retrouver un cinéma fantasque, enfilez vos masques et foncez en salle ! Si vous êtes novice dans la filmographie de Guillermo Del Toro, je vous conseille La forme de l’eau et si l’univers des fêtes foraines de cette époque vous plaît, regardez Freaks de Tod Browning. __ Marie-Fleur Lievre À lire aussi Cinéma Magazine Comment le Grand Est est devenu une région de cinéma ? 03 Avr 2026 L’Est a fait au cinéma une offre qu’il ne pouvait pas refuser. Des forêts vosgiennes aux rues historiques de Strasbourg ou Nancy, on voit de plus en plus ses décors s’inviter dans les salles obscures. Un engouement confirmé par la sélection de 5 films tournés dans la région lors du Festival de Cannes 2025. S’il Cinéma Interviews Sepideh Farsi : « Le cinéma, c’est toujours un défi » / Interview 03 Avr 2026 Originaire d’Iran et exilée en France, Sepideh Farsi a bâti sur ces 20 dernières années une carrière cinématographique forte de plusieurs long-métrages et documentaires. Elle dépeint les injustices et ose prendre parole face aux actions innommables que certains régimes pratiquent. Bonjour, Sepideh Farsi. Quel a été le plus gros défi de ta carrière jusqu’ici ? Cinéma Interviews Oulaya Amamra : « C’est dur de faire rire, beaucoup plus dur que de faire pleurer » / Interview 28 Mar 2026 En 2016, une bande de filles Divines faisaient chavirer le cinéma français dans le premier film d’Houda Benyamina. 10 ans plus tard, Oulaya Amamra en garde un César du meilleur espoir féminin. Depuis, elle enchaîne les rôles, dans tous les registres, chez Quentin Dupieux, Emma Benestan ou Romain Gavras. Rencontre avec elle, à Gérardmer (88), À la loupeCartes postalesÉvènementsInterviewsLittératurePlaylists