< Tous les articles Interviews Musique Asfar Shamsi : « Je n’ai jamais été aussi heureuse dans ma vie » / Interview Par Arthur Guillaumot 21 mai 2025 La musique d’Asfar Shamsi fait le pari de croiser des références qui vont de Schopenhauer à Trezeguet. Ça fonctionne à merveille. Elle a toujours Strasbourg dans le cœur et si en 2006 elle a pleuré pour un penalty, c’est qu’elle utilise parfois des techniques de hérisson pour se protéger. Comment on fait pour que la musique reste populaire avec des mots, avec des références, parfois complexes ? C’est important de ne pas trop intellectualiser le processus créatif. J’essaye d’être dans la spontanéité. C’est seulement après que je prends du recul et que je me dis “qu’est-ce que j’ai voulu raconter ?” Le dilemme du hérisson, c’est un concept de Schopenhauer et en même temps ça fait que j’ai un nom d’animal dans le titre de mon ep. Il y a une partie intellectuelle et en même temps, je kiffe les hérissons. C’est un délire d’avoir des pics, et en même temps d’être tout doux sur le ventre et de pouvoir juste se défendre en se mettant en boule. Au point de te faire une veste en pics ? Oui, je m’identifie vraiment au hérisson. Quand tu as vu 2006 prendre une proportion un peu inattendue, est-ce qu’il y a eu une technique du hérisson qui se met en boule, ou alors tu as réussi à savourer ? Je n’y croyais pas à ce truc de viralité sur les réseaux. En effet, ça peut exister finalement et c’est cool. Je suis surtout super heureuse que toutes les personnes qui travaillent avec moi au quotidien soient aussi récompensées de cette façon. Je n’ai jamais été aussi heureuse dans ma vie que depuis que j’ai ce projet musical et qu’on commence à faire des concerts, c’est la plus belle chose qui m’arrive. Par contre je me suis dit que des footballeurs allaient m’écrire, mais aucun footballeur ne m’a écrit. Et le foot, tu aurais pu devenir joueuse de foot professionnelle ? J’aurai tellement aimé. Je traînais beaucoup avec des garçons quand j’étais petite. Je jouais au foot dans la cour de récré. Je rêvais de devenir joueuse de foot ou archéologue. La scène, quel espace est-ce que c’est pour toi ? C’est un espace de liberté de ouf. J’ose être un truc que je n’ose pas être ailleurs. C’est un espace d’intensité. Tu as déjà été choquée de toi-même ?Ouais ! En vrai ouais ! Sur scène, je me suis déjà surprise à danser. En me disant : “Ouah, tu sais faire des moovs”. __ Vous pouvez retrouver Asfar Shami sur Instagram Interview réalisée aux Trinitaires (Cité Musicale) à Metz, le 15 mai 2025. Interview : Arthur Guillaumot, réalisation et montage : Diego Zébina À lire aussi Musique Playlists Playlist de la semaine / 20 avril 20 Avr 2026 Une playlist avec le meilleur des dernières sorties musicales ? Et les conseils de la rédaction pour rester à jour ? Lets go. Arthur Noor — Grands méchants loups On ne sait pas que quelque chose nous a manqué jusqu’à ce que cette chose existe. Ici, c’est le premier album de Noor, 1900 jours, qui Musique Playlists Playlist de la semaine / 12 avril 13 Avr 2026 Une playlist avec le meilleur des dernières sorties musicales ? Et les conseils de la rédaction pour rester à jour ? Lets go. Arthur Yoa — Moi 445 jours sans nouveaux morceaux de Yoa, c’était beaucoup trop long. Après un premier album absolument parfait, La Favorite, paru en janvier 2025, elle s’est adonnée à une Interviews Musique arøne : « Il ne faut pas s’excuser d’être soi-même » / Interview 12 Avr 2026 Depuis quelques années maintenant, la briochine déploie une bedroom pop qui s’est laissée séduire par le cloud rap, ou l’inverse ? Les sentiments tiennent une place centrale ses deux eps et son premier album DRAMA paru à la fin 2025. arøne, qu’est-ce que t’as appris sur toi en faisant de la musique ? C’est hyper À la loupeCartes postalesÉvènementsInterviewsLittératurePlaylists