< Tous les articles Cinéma Top cinéma 2025 d’Alexandre Par Alexandre Barreiro 20 décembre 2025 Pour commencer, je tiens à préciser que ces critiques ne concernent que mon avis très personnel. On va parler cinéma en toute honnêteté et subjectivité. J’ai malheureusement eu bien moins le temps d’aller au cinéma cette année comparé à celle précédente (fichu vie active) et j’ai donc loupé beaucoup de films dont je suis sûr que certains avaient tout le potentiel de finir dans ce top. Malgré ça j’ai tout de même eu l’occasion d’assister à de merveilleuses pépites que j’espère vous vous empresserez d’aller regarder une fois la lecture de cette article terminé. Donc sur la centaine de films que je suis allé voir cette année voici ceux que j’ai préféré ! 1. On Ira, de Enya Baroux FRA – Sorti le 12/03 – 1h37m. Avec Hélène Vincent, Pierre Lottin, David Ayala. Bande Annonce. Après la superbe série, disponible gratuitement et en intégralité sur internet, Fleur Bleue, Enya Baroux nous offre un premier long-métrage réussis en tout point. On Ira est le film le plus émouvant que j’ai vu cette année. Il m’a emmené au travers de tout un panel d’émotions que j’étais pas sûr de pouvoir ressentir en une seule fois devant un seul long-métrage. Le film nous fait osciller entre joie et tristesse, rires et larmes tout du long. Certes les moment comiques sont plus nombreux mais l’aspect dramatique reste tout de même palpable. On Ira aborde une thématique qui me touche énormément et qui doit sûrement atteindre ceux qui ont eux aussi pu observer, de près ou de loin, un proche être dévoré par une maladie quelconque. Le sujet du suicide assisté et la manière dont il est traité apporte au film toute la profondeur qui font de lui le seul que je me voyais mettre en tête de ce classement. 2. Mémoires d’un escargot, de Adam Elliot AUS – Sorti le 10/06 – 1h34m – Avec les voix de Sarah Snook, Jacki Weaver, Eric Bana. Bande Annonce. Sûrement le film le plus mélancolique que j’ai pu voir de toute l’année. Adam Elliot relate ici la vie douce-amer de Grace Pudel, le personnage principal incarné par l’excellente Sarah Snook, avec son style d’animation qui lui est propre et auquel il a même donné un nom « la clayographie ». Le fait que l’histoire soit inspiré de réel connaissance du réalisateur rend le tout d’autant plus réaliste. Chacun des personnages semble tout droit tirer de la vraie vie, je pourrai demain en passant à un carrefour tomber par hasard sur Pinky. J’espère ne jamais tomber sur Ken par contre (fétichiste de merde). Léger spoil Le film termine sur une Happy Ending bien mérité. Si jamais Adam Elliot avait conclu ce long-métrage sur une note moins joyeuse je pense que beaucoup, moi le premier, aurions dû ramasser nos petits cœurs brisés à la balayette avant de devoir sortir de la salle de ciné. 3. Je suis toujours là, de Walter Salles BRE, FRA – Sorti le 15/01 – 2h15m. Avec Fernanda Montenegro, Fernanda Torres, Selton Mello. Bande Annonce. Contrairement à la plupart des autres noms de la liste Walter Salles est un réalisateur dont la carrière n’en est pas a ses balbutiements cinématographique. Il n’a en rien perdu de son talent entre Central Do Brasil (1998) et Je suis toujours là (2025). Ce film est certainement celui de cette liste qui présente le plus de qualité technique ce qui fait de lui le plus plaisant à regarder parmi les autres cités. On peut notamment l’apprécier dans toute sa splendeur lors de la scène où l’on entend É Preciso Dar um Jeito, Meu Amigo de Erasmo Carlos. En dehors de la délicieuse mise en scène et musiques du film, l’un de ses points forts n’est autre que la performance des acteur.rices. Les prix valent ce qu’ils valent, néanmoins je n’peux m’empêcher de voir une certaine beauté au fait que Fernande Montenegro ai été nommé aux Oscars et Golden Globe pour son rôle dans Central Do Brasil et que sa fille, Fernanda Torres, l’ai elle aussi été pour Je suis toujours là. La seconde ayant remporté un Golden Globe pour son rôle, ce qui est amplement mérité. 4. Évanouis, de Zach Cregger USA – Sorti le 06/08 – 2h08m. Avec Josh Brolin, Julia Garner, Alden Ehrenreich. Bande Annonce. Je n’ai pas encore vu Barbare (2022) le premier long-métrage de Zach Cregger qui selon beaucoup pose les bases de tous ce qui fait d’Évanouis une œuvre marquante, notamment en ce qui concerne la construction du récit et l’utilisation de multiples points de vues. On a pu voir Josh Brolin et Julia Garner dans plusieurs fictions au cours de l’année mais c’est bien ici qu’ils livrent leurs meilleurs performance et de loin. Comment parler de l’acting de ce film sans nommé l’incroyable Amy Madigan dont la simple apparition à l’écran rend n’importe des scènes d’Évanouis glauque et nerveuse au possible. La chronologie chamboulé de l’histoire ainsi que les différents personnages au travers desquelles l’on voit ces éléments suffisent à eux seuls à justifier le visionnage du film. Alors si l’on y rajoute une allégorie sur les tueries de masses dans les écoles couplé à une réadaptation moderne du mythe du Joueur de Flûte, l’on obtient l’un des long-métrages les plus innovants et créatifs de 2025. Au passage, la course-poursuite qui se déroule vers la fin du film est sûrement l’une des (si ce n’est la) meilleures scènes que j’ai pu voir cette année sur grand écran et aussi l’une des plus marrantes. 5. Un simple accident, de Jafar Panahi IRA, LUX, FRA – Sorti le 01/10 – 1h42m. Avec Vahid Mobasseri, Maryam Afshari, Ebrahim Azizi. Bande Annonce. La dimension politique de ce film n’est plus à présenté au vu des émois qu’elle a créée entre la France et l’Iran et la couverture médiatique qu’elle a suscité. Cependant, il est difficile d’aborder Un simple accident en passant à côté de cet élément qui est le plus proéminent. Les trajectoires différentes de chacun des personnages qui finissent par tous se réunir autour d’une même soif de justice jusqu’ici insatisfaite est ce qui m’a amené à autant aimer ce film. Un peu moins de 2h où le principal questionnement ne réside pas dans l’identité du captif mais autour de la vengeance, sa nécessité, sa légitimité et ses conséquences. Cette fiction pousse le spectateur à s’interroger comme ont du le faire de nombreuses personnes qui se sont un jour retrouvé.es dans la situation des ancien.nes prisonnié.es politique que le film dépeint. Jafar Panahi n’apporte pas de réponse au débat entre rétribution et rédemption mais livre ici un discours nuancé où la bonne décision ne semble pas exister. 6. Chronology of Water, de Kristen Stewart USA, FRA, LIT – Sorti le 15/10 – 2h08m. Avec Imogen Poots, Thora Birch, James Belushi. Bande Annonce. Passer de devant à derrière la caméra est un phénomène qu’on a pu observer plusieurs fois cette année. On pense en premier lieu à Jesse Eisenberg et A Real Pain ou à Scarlett Johansson et Eleanor The Great mais c’est ici le cas de Kristen Stewart sur lequel on va s’attarder. Dans cette catégorie, très niche je vous l’accorde, c’est celui qui m’a le plus touché. Le scénario y est pour beaucoup mais le format du film en est la plus grande raison, principalement grâce au montage aussi chaotique que l’histoire qui y est racontée. Les différents aller-retour entre passé et présent peuvent paraître confus et rendre le visionnage compliqué pour certain mais il illustre à merveille l’état d’esprit de Lidia Yunavitch, le personnage principal aussi autrice du roman auto-biographique dont le film est adapté, et offre à l’œuvre un aspect aquatique en cohérence avec son titre. La mémoire de Lidia est tantôt fluide, claire et limpide, tantôt submergée, noyée et suffoquée ce qui est parfaitement représenté à l’écran. 7. Sing Sing, de Greg Kwedar USA – Sorti le 29/01 – 1h47m. Avec Colman Domingo, Clarence Maclin, Sean San Jose. Bande Annonce. Un long-métrage empli d’espoir qui se déroule au milieu d’un système conçu pour le réduire à néant. Un manifeste sur l’importance de l’art dans nos vies. Il est ici question de théâtre mais cet aspect peut facilement être permuté avec n’importe quel autre forme d’art. L’important n’est pas ce qui est pratiquer mais la pratique en elle-même. Ce que cette pratique apporte au quotidien, d’autant plus lorsque, comme les personnes dépeintes dans le film, il s’agit du dernier moyen d’expression qu’ils possèdent. La seule et l’unique chose qui leur permet, entre autre, de ne pas perdre la tête. La performance artistique leur offre un exutoire nécessaire qui paraît vitale à certains d’entre eux. Par ailleurs, Joshua m’a fait part des similitudes observables entre ce film et Un triomphe, que je n’ai pas encore vu, mais qui selon lui devrait plaire à quiconque a aimé Sing Sing. 8. Sirāt, de Olivier Laxe ESP, FRA – Sorti le 10/09 – 1h55m. Avec Sergi López, Bruno Núñez Arjona, Richard Bellamy. Bande Annonce. Il y a de grandes chances que vous ayez déjà entendu parler de Sirāt. Sûrement l’un des films les plus plébiscités de l’année et ce pour de bonnes et valables raisons. Impossible de sortir indemne du visionnage, à part si vous êtes un golem de pierre. Difficile d’expliquer à quel point il est brutal sans spoiler. En tout cas, j’peux vous assurer qu’à mes yeux il est bel et bien aussi choquant et bouleversant que tout le monde vous l’a vendu. Ce road-trip désertique, à la merveilleuse bande-son, nous amène à confronter l’obsession que l’on peut manifester afin d’obtenir, ou de maintenir, une situation qui nous paraît stable et ce même face à des éléments contre lesquels nous sommes impuissants. 9. Substitution: Bring Her Back, de Michael & Danny Philippou AUS – Sorti le 30/07 – 1h39m.Avec Sally Hawkins, Billy Barratt, Sora Wong. Bande Annonce. A l’instar d’Évanouis, Substitution est d’une fraicheur grandement nécessaire au genre de l’horreur. Après Talk To Me, leurs premiers long-métrage convainquant bien que l’ont pouvait sentir qu’il n’était pas aussi abouti qu’il aurait pu l’être, les frères Philippou sont revenues avec un second film bien plus horrifique. Notamment grâce au personnage d’Oliver qui est dérangeant, malaisant et terrifiant. Il m’a fait grincer des dents et serrer mon siège de ciné à de nombreuses reprises. Si Jonah Wren Phillips n’a pas été traumatisé par sa propre performance et décide de continuer sur cette voie il a tout pour devenir une icône de l’horreur comme Javier Botet, Tim Curry ou Bill Skarsgård. Il n’est pas le seul à livré une magnifique prestation, j’pense notamment à Sally Hawkins, qui joue sa mère, qui est tout bonnement magistrale. 10. Ce Nouvel An qui n’est jamais arrivé, de Bogdan Mureșanu ROM – Sorti le 30/04 – 2h18m – Avec Adrian Văncică, Nicoleta Hâncu, Emilia Dobrin. Bande Annonce. La lente agonie d’un régime totalitaire vu à travers les yeux de plusieurs de ses victimes. Monsieur et madame tout le monde qui subissent depuis des années une oppression constante sans savoir que le calvaire touche à sa fin. Mais est-ce que cela s’est vraiment arrêté ici pour autant? Certes le long-métrage nous permet d’observer le sentiment de libération qu’a pu ressentir le peuple roumain lors de la chute de Nicolae Ceaușescu. Sa mort n’a pas signé celle de la dictature pour autant. Ce pays a mis des années à s’en remettre et encore aujourd’hui peine à se relever économiquement. Les ficelles du totalitarisme dépeintes dans Ce Nouvel An qui n’est jamais arrivé peuvent paraître lointaine et désuète cependant il n’en est en réalité rien. Même en 2025, soit 36 ans après les éléments relatés, le décors planté semble bien trop familié. Encore aujourd’hui trop d’impunité se dégage des classes dirigeantes mondiales. Encore aujourd’hui les états totalitaire continuent de fleurir. Encore aujourd’hui plus que jamais ce genre de film est nécessaire. Pour ce qui est de tous les autres films que j’ai vu cette année (dont certains sortit en décembre 2024 que je suis allé voir en janvier 2025) je vais les ranger par date de sortie en trois catégories : OUI, BOF et NON. OUI Nosferatu, de Robert Eggers Six jours, de Juan Carlos Medina Conclave, de Edward Berger Wallace et Gromit : La Palme de la vengeance, de Nick Park & Merlin Crossingham Vingt Dieux, de Louise Courvoisier Les Feux sauvages, de Jia Zhangke Enerst Cole, photographe, de Raoul Peck The Brutalist, de Brady Corbet Le Mohican, de Frédéric Farrucci A Real Pain, de Jesse Eisenberg Mickey 17, de Bong Joon-ho Vermiglio ou La Mariée des Montagnes, de Maura Delpero Fanon, de Jean-Claude Barny Au pays de nos frères, de Raha Amirfazli & Alireza Ghasemi Zion, de Nelson Foix Little Jafna, de Lawrence Valin Destination Finale Bloodlines, de Zach Lipovsky & Adam B. Stein L’Accident de piano, de Quentin Dupieux Indomptables, de Thomas Ngijol Life of Chuck, de Mike Flanagan Crasse, de Luna Carmoon A Normal Family, de Hur Jin-ho 28 ans plus tard, de Danny Boyle Elio, de Madeline Sharafian & Domee Shi & Adrian Molina Superman, de James Gunn The Ugly Stepsister, de Emilie Blichfeldt I Love Peru, de Raphaël Quenard & Hugo David Pooja, Sir, de Deepak Rauniyar Last Stop : Yuma County, de Francis Gallupi Y’a-t-il un flic pour sauver le monde, de Akiva Schaffer Valeur sentimentale, de Joachim Trier En première ligne, de Petra Volpe Muganga – Celui qui soigne, de Marie-Hélène Roux Marcel et Monsieur Pagnol, de Sylvain Chomet Arco, de Ugo Bienvenu La Petite Dernière, de Hafsia Herzi Chainsaw Man, le film : L’Arc de Reze, de Tasuya Yoshihara Les Aigles de la République, de Tarik Saleh Dossier 137, de Dominik Moll BOF Planète B, de Aude Léa Rapin Young Hearts, de Anthony Schatteman Un parfait inconnu, de James Mangold Une nuit au zoo, de Ricardo Curtis & Rodrigo Perez-Castro Queer, de Luca Guadagnino Lumière l’aventure continue, de Thierry Frémaux Thunderbolts, de Jake Schreier Moi, ma mère et les autres, de Iair Said L’Évaluation, de Fleur Fortuné De l’univers de John Wick : Ballerina, de Len Wiseman The Phoenician Scheme, de Wes Anderson Once Upon a Time in Gaza, de Arab et Tarzan Nasser Amélie et la métaphysique des tubes, de Maïlys Vallade & Liane-Cho Han F1, de Joseph Kosinski Eddington, de Ari Aster Gangs of Taïwan, de Keff Alpha, de Julia Ducourneau Pris au piège – Caught Stealing, de Darren Aronofsky La mort n’existe pas, de Félix Dufour-Laperrière Chien 51, de Cédric Jimenez Smashing Machine, de Benny Safdie Predator: Badlands, de Dan Trachtenberg Running Man, de Edgar Wright NON Hiver à Sokcho, de Koya Kamura Captain America : Brave New World, de Julius Onah The Monkey, de Oz Perkins Sinners, de Ryan Cooger Jurassic World : Renaissance, de Gareth Edwards Les Quatre Fantastiques : Premiers Pas, de Matt Shakman Highest 2 Lowest, de Spike Lee Demon Slayer: Kimetsu no Yaiba : La Forteresse infinie, de Haruo Sotozaki Tron: Ares, de Joachim Rønning Insaisissables 3, de Ruben Feischer __ Alexandre Barreiro À lire aussi Cinéma Films de la semaine / 14 janvier 14 Jan 2026 Parmi tous les films sortis en salle le 14 janvier, voici ceux qu’on vous recommande de ne pas rater dans les salles indépendantes les plus proches de chez vous. Au programme : indépendance, liberté, faux-monnayeur et forains. Palestine 36, de Annemarie Jacir 1h59m. Avec Jeremy Irons, Hiam Abbass, Kamel El Basha. En 1936, alors que Cinéma tops Top cinéma 2025 de la rédaction 22 Déc 2025 C’est l’heure des tops de fin d’année. La rédaction de Première Pluie vous livre ses films préférés de l’année 2025. ALEXANDRE 1. On Ira — Enya Baroux 2. Mémoires d’un escargot — Adam Elliot 3. Je suis toujours là — Walter Salles 4. Évanouis — Zach Cregger 5. Un simple accident — Jafar Panahi 6. Sing Sing Cinéma Top cinéma 2025 d’Alexandre 20 Déc 2025 Pour commencer, je tiens à préciser que ces critiques ne concernent que mon avis très personnel. On va parler cinéma en toute honnêteté et subjectivité. J’ai malheureusement eu bien moins le temps d’aller au cinéma cette année comparé à celle précédente (fichu vie active) et j’ai donc loupé beaucoup de films dont je suis sûr À la loupeCartes postalesÉvènementsInterviewsLittératurePlaylists