< Tous les articles Cinéma Interviews Antoine Vazquez : « Plus il y a de représentation, plus c’est possible de trouver la force d’assumer qui on est » / Interview Par Alexandre Barreiro 4 mars 2026 Antoine Vazquez, on se retrouve pour parler de ton film Pédale Rurale. Est-ce que tu peux commencer par nous parler de comment est-ce que l’idée t’es venue, comment est-ce que tu as rencontré Benoît et comment est-ce que le projet s’est créé entre vous deux et le reste de l’équipe ? J’ai rencontré Benoît il y a dix ans, en 2015 et à l’époque, c’était dans un tout autre contexte, j’étais en master d’anthropologie à Toulouse et j’ai fait une recherche sur la question des queers à la campagne et Benoît, c’est la première personne que j’ai rencontré dans ce contexte. Je l’ai appelé, il m’a invité à venir chez lui et il m’a un peu attrapé au vol, comme il dit, parce que c’était un moment où il était assez isolé. Il avait besoin de partager ce qu’il vivait, ce qu’il avait vécu, etc. Je suis arrivé chez lui et puis j’ai découvert cet endroit incroyable qu’il habite, qu’il a construit, qu’il a façonné, j’ai trouvé ça hyper beau et je me suis dit “Ah, en fait, il a presque réussi à créer ses propres stratégies de résistance en étant tout seul dans cet endroit-là”. Ce n’est pas un hasard que je me sois intéressé à cette question, c’est aussi que j’ai grandi à la campagne et qu’à un moment donné, j’ai eu besoin d’essayer de résoudre un peu, de comprendre ce par quoi j’étais passé, peut-être d’essayer d’ouvrir des perspectives parce que les contraintes quand on est queer et qu’on grandit à la campagne, en tout cas à mon époque, c’est qu’il n’y avait pas de modèle, aucune représentation, aucune visibilité, pas d’espace queer, etc. Et je pense que pour la plupart, on a fui vers la ville en s’imaginant que peut-être on pouvait trouver d’autres horizons là-bas sans vraiment savoir ce qu’on allait trouver d’ailleurs et ce qu’on cherchait vraiment. Mais en tout cas, je pense qu’on est beaucoup à avoir fait ce trajet-là, et quand je rencontre Benoît, je rencontre quelqu’un qui est là, qui est resté, qui a construit cet espace incroyable et je me dis que peut-être justement, lui, il peut incarner ce modèle qu’on n’a pas eu. Et ça, c’est le point de départ du film. “Je me dis que peut-être que justement, lui il peut incarner ce modèle qu’on n’a pas eu.” Tu penses que vous avez réussi à offrir des modèles aux gens comme toi et Benoît, qui en grandissant, n’ont justement pas eu de modèles sur qui se baser ? Je ne sais pas, c’est difficile de répondre à cette question, c’est compliqué de mesurer à quel point le film a un impact. Il sort la semaine prochaine, il aura une visibilité beaucoup plus importante que jusqu’à présent, donc j’espère que c’est un objet qui pourra servir à des personnes. En commençant à l’écrire, à y penser, je me suis dit que j’avais envie que ce soit aussi un outil qui permette à des personnes de sortir de l’isolement d’une certaine manière, en tout cas d’avoir une représentation qui est aussi une représentation positive de ce que ça peut être un vécu queer à la campagne, ce qui existe très peu en fait dans le cinéma et dans l’art en général. Ce que je peux dire, c’est que je le montre depuis un an et qu’il y a beaucoup, beaucoup de réactions dans les salles et qu’effectivement, je sens que ça déplace des gens et que ça autorise aussi des personnes à parler et peut-être à s’affirmer davantage, surtout à la campagne, là où je l’ai souvent présenté jusqu’à maintenant. “Ça autorise aussi des personnes à parler et peut être à s’affirmer davantage, surtout à la campagne.” Tu le remarqueras plus facilement, tu penses, après quand les gens se l’approprieront ? Je pense que je ne saurai pas, ça ne sera jamais exhaustif. Mais en projection, le film résonne beaucoup, il déplace les gens et pas que les personnes concerné·es. J’ai l’impression qu’il ouvre un espace de discussion parce qu’on suit Benoît qui est une personne hyper touchante et attachante, très entière aussi, et ça permet aux personnes de comprendre cette trajectoire, de l’intime au politique. De comment on peut se construire en tant que personne queer. Comment c’est nécessaire à un moment donné de trouver des pair·es, pour trouver la force de politiser son identité, de s’organiser, de construire des solidarités. Benoît, quelque part, a construit son paradis chez lui, qui est un lieu de refuge, de liberté absolue, mais caché. Et le film le suit dans cette trajectoire d’émancipation où il va vers l’extérieur, il rencontre d’autres personnes queers qui habitent dans le coin et avec qui il décide d’organiser une Pride. Ce trajet qui a lieu dans cet endroit précis est aussi universel et raconte de manière plus générale les vies queers. “De comment on peut se construire en tant que personne queer. Comment c’est nécessaire à un moment donné aussi de trouver des pair.es, pour trouver la force de politiser son identité, de s’organiser, de construire des solidarités.” Par rapport à la Pride que vous avez mis en place dans le film, vous avez réussi à en refaire d’autres ? Pas forcément toi spécialement, mais tu disais que Benoît était resté un peu plus dans le mouvement. Oui, tout à fait. La Pride, celle qui est dans le film, c’est la première. C’était en 2023 et depuis, elle a eu lieu chaque année. On est à la quatrième Pride qui va se faire à Marval le 06 juin. Effectivement, Benoît a continué et a même carrément pris le lead de l’organisation. Il est hyper investi et c’est assez beau comme trajectoire parce que ce qu’on voit dans le film, c’est que c’est une source de tension pour lui de participer à cet événement-là, de se rendre visible sur la place publique à l’endroit où il a grandi, où il a tout un tas de traumatismes, de peurs, d’angoisses qui peuvent ressurgir à tout moment. Dans le film, il y a ce déploiement qui fait qu’il s’autorise à y aller, il trouve la force parce qu’il y a ce collectif, parce qu’il est porté en quelque sorte par le film et par notre lien à nous. Mais ce qui est beau, c’est que ce truc là a continué et s’est renforcé et ça dépasse complètement le cadre du film. Parce qu’il y a quand même cette notion que le fait de faire un film à cet endroit avec Benoît, ça a aussi eu un impact sur le réel. Ça a été un prétexte qui a permis à toutes ces personnes de se rencontrer. C’était comme un déclencheur de quelque chose qui était nécessaire puisqu’il y avait un désir qui était là et que c’était une évidence. Il fallait proposer un espace pour que ça arrive. Ça continue et c’est super. C’est devenu un événement qui est hyper important là-bas pour beaucoup de personnes et pas que les personnes directement concerné·es. Il y a tout un tas de personnes qui soutiennent, qui sont allié·es, pour qui c’est important que ça existe. “C’était comme un déclencheur de quelque chose qui était nécessaire puisqu’il y avait un désir qui était là et que c’était une évidence.” Comme tu dis, par rapport à Benoît qui s’est mis à faire tout ça et puis les gens qui se sont réunis, c’est juste des gens comme tout le monde, lambdas, il n’y a pas tellement parmi eux de personnes qui sont politisé·es ou impliqué·es politiquement. C’est pas tous des Harvey Milk. Il y a quand même quelque chose de plus, du besoin de vraiment se réunir et de faire quelque chose ensemble. Effectivement, c’est des gens qui, pour la plupart, n’avaient pas d’expérience d’organisation politique, en tout cas pas sur la question queer spécifiquement. Parmi les personnes, il y a quand même des personnes qui sont déjà ·es, engagé·es sur d’autres fronts, mais c’est sûr que cet événement-là, c’était assez inédit pour tout le monde et notamment pour Benoît, qu’on suit dans tout ce processus d’organisation. Je trouve que c’est assez beau parce que c’est assez rare de voir ça, d’avoir un peu des traces de ces moments de rencontre : comment on fait corps, comment on fait communauté, comment on trouve la force de s’organiser ensemble, de prendre le risque, parce qu’il y a aussi un risque d’organiser ça là-bas, en tâtonnant, en étant aussi maladroit, en faisant aussi attention à comment on doit faire les choses. Organiser une Pride à la campagne, c’est pas du tout la même chose que de le faire en ville. Il n’y a pas d’anonymat, il y a une interconnaissance très forte. Il y a ces séquences de réunion dans le film où on comprend qu’il y a de nombreux enjeux et qu’effectivement, il faut négocier avec le territoire parce que le risque, c’est de ruiner sa vie sociale. C’est un peu un laboratoire et la plupart des personnes qui participent au projet à ce moment-là, elles n’ont pas l’expérience, mais je trouve que c’est beau de voir ça, comment tout le monde se politise. Les gens ont déjà fait leur trajet avant de venir, certain·es en tout cas, mais je pense que le collectif facilite le fait d’affirmer d’affirmer les choses clairement et d’arrêter d’avoir peur et de demander l’autorisation. “Le collectif facilite le fait d’affirmer les choses clairement et d’arrêter d’avoir peur et de demander l’autorisation.” Tu as entendu parler de retombées négatives ? De personnes qui sont retourné·es dans leur village et avec qui ça s’est mal passé, le fait que leurs voisins aient appris qu’ils soient LGBT. Non, on n’a pas eu de retour comme ça. Ce que je dis souvent, c’est que c’est difficile de mesurer. Nous, on a les retours des gens qui soutiennent, qui participent et pour qui cet espace-là, il est hyper important, hyper cathartique et on n’a plus ça. Mais les gens qui ne soutiennent pas, c’est toujours difficile d’avoir leur avis. Je pense que tout se passe un peu en douce. Dans le film, on voit qu’il y a une attaque la veille de la Pride du décor qu’on a construit. Les gens qui ne sont pas d’accord, ils viennent la nuit, ils attaquent. Par ailleurs, ça a été aussi compliqué d’organiser ça sur cette commune là. On n’était pas du tout soutenu·es par la mairie, qui nous a plutôt mis des bâtons dans les roues parce que ça ne correspondait pas à leur ligne politique d’autoriser un événement comme ça. Il n’y a eu que des contestations en douce ? Il n’y a personne qui vous a vraiment affronter de face ? Non, après, on a quand même été attaqué la veille de la Pride, le décor a été saccagé. Et l’année d’après, il y a eu une espèce de harcèlement massif sur la page Insta du collectif parce que la Pride de l’année d’après a été pas mal médiatisée parce qu’il y avait Les inverti·e·s, un collectif militant queer parisien qui a une grosse visibilité. Et suite à ça, tout un tas de fachos ont posté des menaces de mort sur le groupe. C’était assez flippant parce qu’à la campagne, c’est facile de retrouver les gens. Du coup, ça a posé un climat un peu anxiogène. Mais à la fois, ce qui a changé par rapport à avant et c’est aussi ce que je dis souvent, c’est que de toute façon, se rendre visible, c’est prendre le risque de la violence. Ça, c’est quoi qu’il arrive, où que ce soit, dans n’importe quel espace. Mais c’est aussi permettre de se trouver et de construire des solidarités et de sortir de l’isolement, ce qui, quelque part, vaut le coup, parce que s’il se passe quelque chose, il y a un groupe qui est là pour réagir et on n’est plus tout·e seul·e à subir et je crois que c’est nécessaire. “Se rendre visible c’est prendre le risque de la violence.” Tu penses que tu aurais aimé, toi, enfant, voir ce film ? Même le Benoît enfant ou tous ceux qui ont participé et qui avaient, comme tu dis, besoin d’un exemple. Si tu l’avais vu jeune ça t’aurait plus donné le sentiment que tu y avais le droit, que tu y avais ta place ? C’est difficile de répondre à cette question parce que je n’ai pas vécu ça, mais peut-être. Je me dis que oui, s’il y avait eu, dans mon enfance, mon adolescence, plus de représentation de vécu queer, en général, pas que de vécus queer ruraux. Il n’y avait rien, on n’en parlait pas et je pense que plus il y a de représentation, plus c’est possible de trouver la force d’assumer qui on est. Et j’espère que le film aura ce pouvoir-là entre guillemets. J’ai eu l’expérience, dans des projections notamment, avec des classes scolaires, de moments hyper forts où je sens que ça ouvre cet espace-là et ça permet à des personnes de vraiment trouver un point d’appui pour parler et commencer à s’affirmer. Donc c’est super. J’imagine que ça aurait pu changer quelque chose, mais c’est difficile de s’imaginer un truc qui aurait dû avoir lieu il y a 20 ou 30 ans. “Plus il y a de représentation, plus c’est possible de trouver la force d’assumer qui on est.” En dehors de ton film, tu as d’autres exemples de cinéma queer ou LGBT qui t’ont marqué ? Il y a beaucoup de films qui m’ont marqué. Après, moi, si j’ai eu envie de faire ce film, c’est que j’avais un truc intime à résoudre avec et c’était pas spécialement parce que je voulais m’inscrire dans une forme de cinéma queer. Je pense que toutes les personnes qui font du cinéma queer ont des choses à raconter et défendre à cet endroit-là. En tout cas, il y a évidement le cinéma de Guiraudie que j’aime beaucoup et qui a ouvert une voie aussi à ces récits, sans d’ailleurs que l’identité ne soit une question et ce qui fait du bien. En tout cas, généralement, ce qui m’a beaucoup marqué quand j’ai découvert son cinéma est peut-être justement autour de la question de la représentation. Guiraudie, il fait des films chez lui, d’où il vient, avec des personnages qui ont un lien fort avec l’endroit où ils vivent, où ils travaillent, où ils se draguent, etc. La campagne, la nature c’est pas juste un décor comme souvent, c’était d’ailleurs aussi une intention forte dans mon film. C’est pas lisse, c’est tout le contraire et il y a beaucoup de réel quand bien même son cinéma nous amène souvent vers l’absurde ou l’extraordinaire. Ces points de vue ils sont rares dans le cinéma, on a plutôt l’habitude du regard parisien sur la campagne. Ça fait du bien de voir ça quand on en vient, on se dit qu’on peut raconter nos histoires de nos points de vue et c’est important. Il y a aussi le cinéma de Pierre Creton. Je pense notamment au film Le Bel Été ou à Un Prince. Il y a un aspect où on suit des personnages queers à la campagne. Il y a presque aussi une perspective assez naturaliste, documentaire comme ça. C’est un cinéma que j’aime beaucoup. Puis tout un tas de films queers que j’adore, mais je sais pas à quel point c’est en lien avec ce film-là. Je ne suis pas parti avec un corpus de films en me disant “Ah, j’ai envie de faire un film qui pourrait ressembler à ça ou ça”. Je suis influencé, évidemment, par tout ce que j’ai vu et que ce soit du cinéma queer ou non. Je regarde beaucoup de documentaires et c’est plutôt ça ma source d’inspiration principale, notamment sur la question de la réalisation. De comment j’ai envie de raconter les choses et en l’occurrence, dans ce film-là, j’existe aussi en tant que personnage. Je suis réal du film et j’existe aussi dans le film. Et il y a beaucoup de films documentaires comme ça qui m’ont marqué et qui m’ont inspiré. Et des films aussi qui sont faits sur le très long cours et où on a une densité dans l’histoire des personnages. T’aurais quelques exemples ? Oui, j’ai beaucoup, beaucoup aimé un film qui s’appelle People I Could Have Been And Maybe Am de Boris Gerrets, qui est un réel anglais, qui n’a rien à voir au niveau de la thématique, mais qui est tourné sur quelques années à Londres avec un téléphone portable. On suit comme ça la vie de personnes que le réal rencontre dans la rue et avec qui il crée un lien. On les suit dans une longue tranche de vie. Il y a aussi ce film qui s’appelle Soy Libre, sur une personne qui est filmée par sa sœur et on le suit, lui, sur 15 ans. Il y a aussi ce rapport qui existe de leurs relations de frères, sœurs et c’est hyper beau. C’est une sorte de trajectoire comme ça, d’émancipation, de recherche, de liberté qui m’a vachement marqué. Il y a un autre film qui s’appelle How to Save a Dead Friend, qui est aussi un documentaire qui a été tourné sur 15 ans en Russie. Une réalisatrice filme son histoire d’amour avec un mec sur 15 ans. Ils se rencontrent, ils sont hyper jeunes, ils ont 14 ans. Ça raconte la trajectoire de leur histoire, de ce mec-là. Et aussi ça vient raconter tout le contexte politique. On suit toute une période de la vie politique russe et qui est incarnée à travers les vécus des personnes qui sont là-bas à ce moment-là. Et il y a tout un tas de problématiques qui sont abordées. Bref, c’est vraiment des films qui sont faits sur le long cours, où il y a une densité dans la matière, où il y a un rapport fort entre la personne qui est filmée et celle qui filme. Moi, c’est des choses qui m’intéressent beaucoup. Je me demandais aussi, par rapport à la tournée de ton film. Tu penses que le fait de le sortir, ça va un peu t’alléger au niveau du travail ? Ça fait un an que t’es sur la route, que tu fais encore des interviews, etc. Tu penses qu’une fois que ça sera sorti, tu seras un peu plus libre ? Ou qu’une fois justement sorti, c’est là que ça va vraiment commencer, le côté médiatique, que tu vas encore plus devoir le défendre et le publiciter ? C’est difficile de savoir, mais j’ai l’impression que cette sortie, elle redonne presque une deuxième vie à la diffusion du film. Je ne sais pas exactement ce qui va se passer, mais j’ai déjà beaucoup de dates programmées où je serai là pour présenter le film. Je pense qu’effectivement, c’est plutôt le début de quelque chose de nouveau plutôt que la fin d’autre chose. Il y a une nouvelle vie qui commence pour le film et effectivement, je pense que je vais encore être beaucoup sollicité pour le présenter, le défendre, tout ça. __ Pédale Rurale est à l’affiche à partir du 04 mars dans le Grand Est au cinéma Le Cosmos à Strasbourg. La prochaine Pride aura lieu à Marval le 06 juin. Vous pouvez retrouver les infos sur le compte Insta du collectif Fier.es des Champs. Vous pouvez retrouver Antoine Vazquez sur Instagram. Interview réalisée à Marseille, le 28 février 2026. Interview : Alexandre Barreiro À lire aussi Cinéma Interviews Antoine Vazquez : « Plus il y a de représentation, plus c’est possible de trouver la force d’assumer qui on est » / Interview 04 Mar 2026 Antoine Vazquez, on se retrouve pour parler de ton film Pédale Rurale. 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